Mauvaise nouvelle pour les automobilistes de ces deux villes, ils sont lourdement pénalisés par cette mesure

Les automobilistes de Paris et Lyon sont les grands perdants de la politique ZFE en 2025. Les obligations ne sont finalement pas levées dans ces deux villes.

Analyse IAavec
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ZFE, amendes, voitures interdites : les conducteurs dans ces grandes villes dans le viseur. Un vrai coup dur pour ces automobilistes !

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes de ces deux villes, ils sont lourdement pénalisés par cette mesure

Alors que de nombreuses voix réclament la fin des Zones à Faibles Émissions (ZFE), l’exécutif a choisi de maintenir ces restrictions dans deux grandes agglomérations. Une mesure jugée injuste et coûteuse, qui cible directement des centaines de milliers de véhicules.

Le 3 avril 2025, l’Assemblée nationale a débattu de plusieurs amendements visant à alléger, voire supprimer les ZFE.

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Malgré un fort soutien de l’opposition et une large contestation populaire (86 % des Français y sont opposés), le gouvernement n’a finalement maintenu l’interdiction de circuler que pour Paris et Lyon.

Pourquoi ces deux villes ? Officiellement, elles ont dépassé les seuils de pollution réglementaire sur trois des cinq dernières années, rapporte Closer.

Officieusement, elles représenteraient une « vitrine écologique » essentielle aux yeux de Bruxelles. Résultat : leurs ZFE restent actives, alors que dans d’autres grandes villes, la décision dépendra désormais des collectivités locales.

Des milliers d’automobilistes exclus de la circulation

À Paris et Lyon, la mesure concerne surtout les véhicules Crit’Air 3, c’est-à-dire les diesels immatriculés avant 2011 et les essences d’avant 2006. Ces voitures ne peuvent plus circuler en semaine, de 8h à 20h pour les particuliers et 7 jours sur 7 pour les poids lourds et bus.

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Une mesure qui pénalise notamment les ménages modestes qui n’ont pas les moyens de changer de véhicule. Ils font les frais des interdictions de circulation strictes, souvent sans alternative abordable.

Le ministère parle de « seulement » 640 000 véhicules concernés. Mais selon la Ligue de Défense des Conducteurs, ce chiffre serait largement sous-estimé.

En croisant les données officielles de l’INSEE et du ministère de la Transition écologique, l’association a évalué à 2,74 millions le nombre de véhicules directement touchés par les restrictions dans les ZFE actives. Il faut savoir que Paris et Lyon concentrent une part importante de ce total.

Une exclusion sociale et professionnelle en marche

Cette politique de restrictions liées aux Zones à Faibles Émissions (ZFE) aggravent les inégalités entre les citoyens, en particulier entre ceux qui peuvent s’adapter facilement (acheter une voiture électrique ou récente, vivre en centre-ville, utiliser les transports en commun)et ceux qui ne le peuvent pas, notamment les plus modestes, les artisans ou les habitants des zones périurbaines/rurales qui dépendent de leur voiture pour travailler ou vivre au quotidien.

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La Ligue estime que près de 500 000 salariés pourraient être menacés de chômage si aucune alternative n’est proposée.

Enfin, cette persistance du gouvernement s’expliquerait aussi par un enjeu financier majeur. Supprimer les ZFE ferait perdre jusqu’à 40 milliards d’euros de financements européens, et contraindrait la France à rembourser 1 milliard déjà perçu. Il faut croire que cette logique budgétaire prend le pas sur les difficultés réelles des automobilistes.


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