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Fini les interdictions de circulation ? Certaines villes veulent abandonner les ZFE au grand soulagement des conducteurs. Découvrez si la vôtre est concernée.
Bonne nouvelle : ces villes veulent supprimer les ZFE – Voici ce qui change pour les automobilistes
Plusieurs villes remettent sérieusement en question les Zones à faibles émissions (ZFE), mises en place pour limiter la pollution de l’air en interdisant la circulation des véhicules les plus polluants.
Une suppression pure et simple de ce dispositif est actuellement en vue. Une annonce qui permettra à de nombreux automobilistes de souffler un peu.
Le 26 mars dernier, la commission spéciale de l’Assemblée nationale, chargée du projet de loi pour la simplification de la vie économique, a voté en faveur de la suppression des ZFE.
À lireDordogne : Un gérant suspecté de vendre 70 camping-cars sans payer les propriétairesUne décision qui va à l’encontre de la position du gouvernement, mais qui reflète un malaise grandissant dans une partie de la population.
Ce rejet repose avant tout sur un constat d’« injustice sociale » : les ZFE pénaliseraient surtout les ménages modestes, souvent contraints de conserver des véhicules anciens pour des raisons économiques.
À Villeneuve-d’Ascq, cette décision a été reçue avec soulagement. Pour de nombreux automobilistes, comme Éric ou Fabien, la ZFE représentait une menace concrète : impossibilité de rendre visite à des proches, de se rendre à l’hôpital ou de continuer à utiliser leur voiture au quotidien.
La restriction de circulation pour les véhicules Crit’Air 4 ou 5 (anciens diesels ou essences) était, pour beaucoup, perçue comme une atteinte directe à la liberté de circuler et à l’égalité des citoyens.
« Ce sont les plus pauvres qui en sont victimes »
Si la commission spéciale a voté pour leur suppression, le projet doit encore passer par l’Assemblée nationale. Toutefois, l’élan politique est bien réel.
À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-carsDes élus de droite comme de gauche dénoncent une « écologie punitive« , et des personnalités comme le Premier ministre François Bayrou évoquent l’impact dévastateur de ces mesures sur les plus modestes, ceux qui vivent loin des centres-villes et dépendent de leur véhicule.
« Ce sont les plus pauvres, ceux qui n’ont pas les moyens, qui habitent loin qui en sont victimes », admet-il dans les colonnes du Figaro.
Agnès Pannier-Runacher propose d’assouplir les règles pour sauver les ZFE
La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, tente de calmer le jeu en proposant un assouplissement du dispositif. Elle affirme que seules Paris et Lyon resteraient concernées par l’interdiction des véhicules Crit’Air 3, tout en laissant plus de liberté aux communes.
Elles peuvent « mettre en place les dispositifs qu’elles souhaitent pour la qualité de l’air », ajoutait Agnès Pannier-Runacher, soucieuse de sauver les ZFE.
À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.En outre, certaines agglomérations, comme Montpellier, repoussent la verbalisation jusqu’en 2027, prolongeant une « période pédagogique ».
Quelles villes veulent supprimer les ZFE ?
Outre Villeneuve-d’Ascq, d’autres métropoles sont prêtes à revoir, voire en finir pour de bon avec leur dispositif ZFE :
- Montpellier : mise en pause du contrôle, pas de verbalisation avant 2027.
- Grenoble : malgré les restrictions, la contestation locale se fait entendre.
- Rennes, Dijon, Strasbourg : où les seuils de pollution restent sous les normes OMS, les mesures sont déjà plus souples et pourraient être abandonnées.
Reste à voir si ce virage sera confirmé dans l’hémicycle.

