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Fin des vignettes Crit’Air 3, ZFE qui s’étendent, aides qui disparaissent : on fait le point sur tout ce qu’il faut faire si vous ne pouvez pas changer de voiture.
Fin des véhicules Crit’Air 3 : ce qui change réellement pour les automobilistes en 2025
Depuis le 1er janvier 2025, les véhicules classés Crit’Air 3 sont officiellement interdits de circulation dans la Métropole du Grand Paris (MGP) en semaine, entre 8h et 20h, au sein de la zone à faibles émissions (ZFE).
Ce nouveau cap, inscrit dans la politique du gouvernement à lutter contre la pollution, concerne notamment les voitures essence immatriculées avant 2006 et les diesels d’avant 2011.
Où s’applique l’interdiction Crit’Air 3 ?
Le périmètre couvre 77 communes situées à l’intérieur de l’A86 (périphérie exclue). Ces restrictions visent à améliorer la qualité de l’air en réduisant la pollution générée par les véhicules anciens.
Y aura-t-il des amendes en 2025 ?
Pas encore. L’année 2025 est placée sous le signe de la pédagogie. Les contrôles restent manuels et informels, sans amende prévue pour le moment.
À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-carsLes contrôles automatisés entreront en service courant 2026, avec à la clé une amende de 68 euros en cas d’infraction.
Peut-on encore rouler avec un Crit’Air 3 ?
Oui, mais sous certaines conditions :
- Week-ends, jours fériés et soirs après 20h, la circulation reste autorisée.
Par ailleurs, il est possible de demander un « passe ZFE« , valable pour 24 jours par an, afin de circuler librement malgré l’interdiction.
Des dérogations existent en outre pour certaines catégories de professions ou situations exceptionnelles (exemple : horaires décalés, livraison d’un nouveau véhicule, etc.).
Et ailleurs en France ?
La situation varie selon les villes. Par exemple, Strasbourg a repoussé l’interdiction des Crit’Air 3 à 2027, invoquant l’amélioration de la qualité de l’air et le respect du pouvoir d’achat des habitants. À ce jour, seules Paris et Lyon maintiennent l’échéance de janvier 2025.
Quelles alternatives pratiques face à la fin de la vignette Crit’Air 3 pour les automobilistes ?
L’instauration progressive des zones à faibles émissions (ZFE) et l’élargissement de l’usage obligatoire de la vignette Crit’Air posent énormément de problèmes pour de nombreux automobilistes, en particulier ceux dont les véhicules sont classés Crit’Air 3, 4 ou 5.
Si l’objectif est clair – réduire la pollution dans les zones urbaines – les moyens de s’adapter peuvent sembler complexes. Voici quelques solutions pratiques… pour faire face à la fin du Crit’Air 3, surtout si vous ne pouvez pas encore changer de voiture.
Acquérir un véhicule propre : quelles aides financières disponibles ?
L’État propose en effet un bonus écologique dans le but d’encourager l’achat de véhicules peu polluants. Son montant varie ainsi entre 2 000 € et 4 000 €, selon les revenus des bénéficiaires. Ce coup de pouce peut considérablement alléger la facture pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable.
À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.Attention : La prime à la conversion et la prime au rétrofit ont été supprimées fin 2024. Ces aides ne sont donc plus disponibles à l’échelle nationale.
Des dispositifs locaux pour soutenir la transition
Certaines régions et métropoles compensent la fin des aides nationales par des mesures incitatives locales, particulièrement dans les ZFE.
Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur :
- Chèque bioéthanol : Pour convertir une voiture essence en véhicule modulable essence/E85. Toutefois, cette conversion n’améliore pas le classement Crit’Air.
- Jusqu’à 5 000 € d’aide pour un véhicule électrique, si vous habitez ou travaillez dans la ZFE d’Aix-Marseille.
- Stationnement à tarif préférentiel à Marseille pour les véhicules électriques, qu’ils soient particuliers ou professionnels.
Pour les professionnels :
- Aides régionales pour la conversion de véhicules utilitaires (TPE, PME, auto-entrepreneurs).
- Soutien à l’achat de véhicules propres pour les taxis ou les entreprises locales.
- Subventions pour les flottes électriques dans les collectivités des Bouches-du-Rhône.
Transports alternatifs : repenser ses déplacements
Face à la fin du Crit’Air 3, si vous ne pouvez pas changer de voiture, d’autres options peuvent s’avérer utiles au quotidien :
- Covoiturage : Une alternative économique et écologique que de plus en plus de conducteurs adoptent.
- Transports en commun : L’État a investi 1 milliard d’euros dans les mobilités à Marseille (extension de tramways, métro, bus à haut niveau de service).
- Mobilités douces : Le vélo ou la trottinette électrique sont pratiques pour les trajets courts en zone urbaine.

