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La ligne blanche continue interdit généralement tout dépassement, mais le Code de la route prévoit trois situations dans lesquelles son franchissement est permise. Voici les conditions à respecter pour ne pas commettre d’infraction.
Gare à la ligne continue blanche !
Gardez à l’esprit que la présence d’une ligne continue s’accompagne d’une interdiction : vous n’êtes pas permis de la franchir (c’est-à-dire de positionner ne serait-ce qu’une partie du véhicule de l’autre côté du marquage) ou de la chevaucher (c’est-à-dire de circuler sur le marquage).
La ligne continue blanche, qui sert à séparer la chaussée et à délimiter le sens de la circulation, on ne la franchit donc pas ! Elle est sacrée !
D’ailleurs, comme stipulé par l’article R412-19, « lorsque des lignes longitudinales continues axiales ou séparatives de voies de circulation sont apposées sur la chaussée, elles interdisent aux conducteurs leur franchissement ou leur chevauchement. »
Risque d’amende, de retrait de points et de suspension de permis
Cette règle s’applique à tous les véhicules en circulation (deux-roues, voitures, bus, poids lourds). Les automobilistes contrevenants s’exposent à une contravention de 4ᵉ classe : amende forfaitaire de 135 euros (minorée à 90 euros ou majorée à 375 euros selon les circonstances).
À lireCette caravane de La Poste arpente les 5 départements : à quoi sert-elle vraiment ?L’automobiliste en cause risque un retrait de 3 points sur son permis de conduire si son véhicule a franchi toute la ligne blanche, ou 1 point s’il n’a fait que la chevaucher (deux roues de votre véhicule sur la ligne blanche par exemple).
La sanction peut même aller jusqu’à une suspension du permis sur trois ans dans le pire des cas.
Des exceptions à la règle ?
Ce que beaucoup d’automobilistes ignorent, c’est que le Code de la route prévoit tout de même certaines exceptions permettant de traverser légalement la ligne blanche, selon la situation rencontrée.
C’est le cas par exemple lorsque la route est encombrée par un obstacle imprévu (une voiture en panne, un animal sur la chaussée, un chantier mobile ou éviter un arbre tombé).
Le conducteur peut temporairement chevaucher ou franchir la ligne blanche continue, si l’infraction est justifiée et proportionnée à la situation. Les forces de l’ordre n’appliqueront pas la sanction.
À lireStart & Stop : un faux bon plan ? Ce que les constructeurs ne vous disent jamaisSi sur une route de campagne, une voiture est en panne en partie gauche de la chaussée, juste avant un virage.
Pour éviter la collision, vous êtes bien évidemment autorisé à franchir la ligne blanche pour vous déporter sur la voie opposée, à condition que la visibilité soit suffisante et que la voie d’en face soit libre.
Un autre cas justifiant le franchissement d’une ligne blanche continue est la nécessité de céder le passage à un véhicule prioritaire (pompiers, SAMU, police en intervention).
Néanmoins, la même règle de prudence s’applique : n’agissez que si vous pouvez le faire en toute sécurité, sans créer de risque pour vous-même ni pour les autres.
À lireCamions autorisés à doubler ? Que dit vraiment le Code de la route ?« Depuis le 5 juillet 2015 », rappelle Me Franck Cohen, avocat spécialiste en droit routier, sur son site internet, la réglementation autorise le chevauchement (et non le franchissement complet) de la ligne blanche continue « pour dépasser un cycliste, sur les routes à double sens limitées à 50 km/h ».
Assurez-vous toutefois de vous « déporter suffisamment pour ne pas accrocher le cycliste et respecter ainsi la distance minimum de sécurité qui est de 1 m en ville et de 1,50 m en rase campagne », détaille le ministère de la Transition écologique.
À lireRouler avec un crochet d’attelage inutilisé : ce que dit le Code de la RouteIl faut pouvoir « effectuer le dépassement dans un temps bref » afin de revenir sur votre file dès que possible.

