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Sur autoroute, une habitude très répandue chez les automobilistes peut entraîner une amende de 35 euros. Souvent ignorée, cette règle du Code de la route vise à fluidifier la circulation et à éviter les comportements dangereux. Plus d’un tiers des Français seraient concernés… Êtes-vous l’un d’eux ? Voici ce que dit la loi.
Une pratique dangereuse et sanctionnée par la loi
Cette pratique pointée du doigt n’est autre que l’habitude des automobilistes de rouler sur la voie centrale sans raison valable. Pourquoi est-elle problématique ? Voici les explications détaillées.
Sur une autoroute à plusieurs voies, il est interdit de rouler de manière prolongée sur la voie centrale sans raison.
À lireCette caravane de La Poste arpente les 5 départements : à quoi sert-elle vraiment ?Selon l’article R412-9 du Code de la route, « tout conducteur doit maintenir son véhicule près du bord droit de la chaussée », sauf lorsque l’état de la route ou le profil du terrain l’empêche.
En d’autres termes, dès qu’un automobiliste n’est pas en train de dépasser un autre véhicule, il doit se rabattre sur la voie de droite.
Cette règle est cruciale pour la fluidité du trafic et la sécurité des usagers. En effet, rouler de manière prolongée sur la voie centrale réduit l’espace de circulation disponible, ce qui augmente les risques de collisions et d’incidents.
Plus d’un tiers des conducteurs français ont cette fâcheuse habitude
Selon une étude de l’Observatoire des comportements sur autoroute de la Sanef, « 37 % des automobilistes français ne se rabattent pas sur la voie de droite après avoir doublé ». Cette tendance à vouloir emprunter de force la voie du milieu « reste constante depuis 2020 ».
« Un manque de citoyenneté ».
Mais pourquoi les conducteurs persistent-ils dans cette pratique, alors qu’elle est risquée et contraire à la loi ? Le psychologue Jean-Pascal Aissasailly, dans son ouvrage Homo automobilis, évoque « un manque de citoyenneté et de partage ».
À lireStart & Stop : un faux bon plan ? Ce que les constructeurs ne vous disent jamaisL’idée de ne pas changer de file se veut moins contraignante pour de nombreux automobilistes. « L’être humain aime la facilité et évite tout ce qui viendrait troubler ou augmenter la difficulté brutalement », analyse le spécialiste.
« En restant au milieu, on réduit l’espace à deux voies au lieu de trois pour un motif individualiste, personnel ».
« Ainsi, calé bien au milieu, à 130 km/h », certains automobilistes estiment qu’ils n’ont pas besoin d’« intervenir pour dépasser un poids lourd qui leur ferait obstacle sur la voie de droite ou une auto plus lente qu’eux ».
Une infraction avec des conséquences
Outre les risques de sécurité, ce comportement vous expose à une sanction. En cas de contrôle, un automobiliste qui ne respecte pas la règle de rabattement peut se voir infliger une amende de 35 euros, minorée à 22 euros si réglée rapidement.
À lireCamions autorisés à doubler ? Que dit vraiment le Code de la route ?Cependant, si l’amende est payée après un délai, elle peut atteindre 150 euros. Heureusement, il n’y a pas de retrait de points pour cette infraction.
En comparaison, nos voisins européens sont beaucoup plus stricts. Par exemple, en Belgique, la contravention pour ne pas se rabattre est désormais fixée à 116 euros (contre 58 euros trois ans plus tôt). En Espagne, ce montant peut atteindre 200 euros, et au Portugal, jusqu’à 300 euros.
Comment éviter cette erreur fréquente ?
Il est essentiel de se rappeler que la voie de droite n’est pas réservée aux poids lourds, comme le croient certains automobilistes. Elle est destinée à tous les véhicules qui n’ont pas besoin de dépasser.
Pour éviter cette infraction code de la route, il suffit de se rappeler une règle simple : quand on ne double pas, on se rabat. En cas de congestion ou de bouchons, l’interdiction de rouler sur la voie du milieu s’efface naturellement.
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