Voitures-radars privées : peuvent-elles vraiment verbaliser les camping-cars en toute discrétion ?

Les camping-cars sont-ils aussi dans le viseur des voitures-radars banalisées ? Réponse ici.

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Peu visibles et de plus en plus nombreuses, les voitures-radars privées inquiètent les camping-caristes! Sont-elles vraiment autorisées à les verbaliser ? Face aux informations contradictoires, faisons le point sur ce que ces véhicules banalisés peuvent – ou non – sanctionner sur nos routes. C’est parti !

Voitures-radars privées : « Roulez, vous serez plumés ! »

La polémique a enflammé les réseaux sociaux et les médias. Selon une information diffusée le 5 juin 2025 par RMC, le nombre de voitures-radars privées allait tripler pour atteindre 300 véhicules d’ici à la fin de l’année.

40 millions d’automobilistes s’est emparée du sujet, dénonçant avec force une dérive où la Sécurité routière serait détournée de sa mission première : « Roulez, vous serez plumés », clamait-elle, fustigeant un système qui, selon elle, sert davantage à « remplir les caisses de l’État » qu’à protéger les usagers.

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Pour l’association, confier la mission de verbalisation à des entreprises privées relève tout simplement de l’absurde : « Les sociétés privées n’ont aucun pouvoir d’interpellation d’un automobiliste », rappelait Philippe Nozière, président de 40 millions d’automobilistes.

Ce transfert de mission, selon lui, remet en cause la nature même du contrôle routier. « On ne fait que contribuer à la croissance du chiffre d’affaires du ministère des Finances ! Mais on n’arrête pas les chauffards alcoolisés ou sous stupéfiants. S’il manque des correcteurs pour le baccalauréat, on recrute des profs ! Pas des sociétés privées(…) Pour les missions de sécurité, on recrute des Forces de l’Ordre ! Pas des sociétés incompétentes pour neutraliser un chauffard ».

La Sécurité routière remet les pendules à l’heure

Mais très vite, la Sécurité routière est montée au créneau pour corriger le tir. Non, le nombre de voitures-radars ne passera pas de 90 à 300. Ce chiffre, largement repris, était tout simplement erroné.

En réalité, la France comptait déjà environ 400 voitures-radars début 2025, dont 250 conduites par des opérateurs privés. D’ici fin 2025, le nombre total baissera à 300, dont 250 externalisées et 50 gérées par les forces de l’ordre.

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Selon la Sécurité routière, cette baisse s’explique par un « transfert de compétences » pour permettre de « dégager du temps aux forces de l’ordre pour d’autres missions ».

Sur ces 300 véhicules, il faut également savoir que seulement « 90 roulent chaque jour », pour des raisons logistiques.

Le Sud bascule aussi sous contrôle privé

Jusqu’à récemment, les voitures-radars privées circulaient principalement dans le nord et l’ouest du pays. Mais depuis ce printemps, elles sont déployées dans des départements du Sud comme les Bouches-du-Rhône, l’Aveyron ou l’Ardèche.

À terme, seules l’Île-de-France et la Corse échapperont à cette externalisation en raison « du type de routes, d’infrastructures et du trafic » caractéristiques à ces territoires.

Peu visibles, très efficaces… mais que peuvent-elles vraiment faire ?

Et c’est là que la question initiale prend tout son sens : ces voitures-radars privées peuvent-elles verbaliser les camping-cars en toute discrétion ? La réponse est oui, mais uniquement pour les excès de vitesse.

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Ces véhicules banalisés sont équipés de dispositifs de contrôle embarqués capables de flasher automatiquement tout excès de vitesse détecté, même en roulant. Camping-cars, voitures, utilitaires… tous les usagers sont concernés, si leur véhicule dépasse la vitesse autorisée.

Ce contrôle s’effectue en catimini : aucune sirène, aucun arrêt sur le bas-côté. L’infraction est relevée par les capteurs, et l’amende est envoyée par courrier, sans que le conducteur n’en ait conscience sur le moment.

Toutefois, ces radars privés ne peuvent verbaliser que lorsqu’ils roulent. Contrairement aux véhicules des forces de l’ordre, ils ne flashent pas à l’arrêt.

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Autrement dit, si vous croisez une voiture-radar banalisée stationnée, elle ne peut pas enregistrer d’infractions. Et aucune autre infraction (ceinture, téléphone, alcool, etc.) ne peut être relevée par ces voitures.


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