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Stationner plus de 24 h en camping-car pourrait-il réellement vous coûter l’immobilisation de votre véhicule dès le 12 août ? La rumeur enfle sur les réseaux sociaux. Mais que peut vraiment faire la police municipale ? On fait le point sur cette info.
Une « nouvelle réglementation » du 12 août… qui n’existe pas
Une rumeur récente prétend qu’à partir du 12 août, les forces de l’ordre – notamment la police municipale – seraient autorisées à immobiliser tout camping-car stationné plus de 24 heures au même endroit. Une affirmation à prendre avec des pincettes.
Elle provient d’un site non spécialisé, souvent accusé de diffuser des fake news concernant la réglementation applicable aux camping-cars, dans le but d’attirer du trafic.
À lireLe camping-car Dacia fait beaucoup parler de lui, mais une question persiste : quel modèle pourrait être à la fois élégant et abordable ?Ce type de fausse alerte peut induire en erreur les camping-caristes et provoquer une inquiétude injustifiée.
La fédération des campeurs, caravaniers et camping-caristes donne l’alerte
« Prenez garde à un site internet (farmitoo.com) qui ne fait que divulguer de fausses informations sur les camping-cars et fourgons aménagés ! On peut y lire que certaines communes ont verbalisé 118 camping-cars en une nuit ou que de nouvelles restrictions auront lieu pour les véhicules de loisirs cet été en France ! », mettait en garde, quelques jours plus tôt, la FFCC.
Il faut savoir qu’en France, le stationnement des camping-cars est déjà encadré, mais il relève des arrêtés municipaux.
Chaque commune peut, par décision locale, limiter la durée de stationnement – parfois à 24 heures – sur son territoire. En cas de non-respect de ces règles, une amende peut être dressée… mais l’immobilisation du véhicule reste une mesure exceptionnelle.
À lireDordogne : Un gérant suspecté de vendre 70 camping-cars sans payer les propriétairesElle est souvent réservée à des situations précises : danger, trouble à l’ordre public, infraction grave, etc.
Le rôle limité de la police municipale
Autre élément important : la police municipale ne peut pas immobiliser un véhicule de manière autonome dans ce contexte. Elle agit sous l’autorité du maire et n’est pas compétente pour imposer des sanctions pénales lourdes.
Les policiers municipaux peuvent verbaliser un stationnement gênant ou non conforme à un arrêté local, mais ils ne peuvent pas décider seuls d’une immobilisation, sauf cas extrême.
Par conséquent : non, votre camping-car ne risque pas l’immobilisation automatique dès le 12 août simplement parce que vous êtes resté stationné plus de 24 heures.
À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-carsToutefois, il est toujours recommandé de vérifier les règles dans chaque commune visitée pour éviter les surprises.
Immobilisation possible dans un autre cas bien réel : la surcharge
S’il y a bien une situation dans laquelle votre camping-car peut être immobilisé, c’est en cas de dépassement du poids total autorisé en charge (PTAC).
Cette infraction, bien réelle et prévue par l’article R312-2 du Code de la route, peut entraîner une amende et, au-delà d’un certain seuil, l’immobilisation du véhicule.
- Jusqu’à 500 kg de dépassement : contravention de 4e classe, soit 90 à 750 € d’amende.
- Au-delà : l’amende augmente par tranches de 500 kg supplémentaires.
- Si le dépassement est supérieur à 5 % du PTAC (soit 3675 kg pour un camping-car de 3,5 t), le véhicule peut être immobilisé immédiatement.
Les forces de l’ordre peuvent vous faire passer sur une balance mobile pour vérifier le poids de votre camping-car, surtout lors de contrôles routiers en zone touristique.
Pour voyager sereinement cet été, gardez votre camping-car dans les limites de poids autorisées. Le vrai danger ne vient pas d’une rumeur… mais d’un PTAC dépassé !
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