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Liberté de voyager ne signifie pas liberté de stationner sans fin ! Si vous êtes camping-cariste, attention à la réglementation : la loi encadre strictement la durée de stationnement sur la voie publique. Pour éviter une amende ou même la fourrière, mieux vaut connaître les règles. Tout
savoir sur le stationnement prolongé de votre véhicule aménagé en ville ou sur la voie publique.
Durée maximale de stationnement autorisée pour un camping-car
Selon la réglementation française, un camping-car est considéré comme un véhicule de catégorie M1, au même titre qu’une voiture.
Il peut donc stationner librement sur la voie publique, dans les mêmes conditions qu’un véhicule classique. Cependant, la loi encadre strictement la durée de ce stationnement.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?L’article L417-1 du Code de la route stipule qu’un véhicule, y compris un camping-car, ne peut pas rester stationné en un même point de la voie publique ou de ses dépendances pendant une durée excédant sept jours consécutifs.
Passé ce délai, il est considéré comme en stationnement abusif, et peut faire l’objet d’une mise en fourrière.
Attention aux arrêtés municipaux
Même si la loi autorise le stationnement d’un camping-car jusqu’à 7 jours, cela n’empêche pas certaines communes de mettre en place des restrictions locales.
Par exemple, dans des villes comme Lyon ou Marseille, un arrêté municipal peut limiter le stationnement à 24 heures sur certains secteurs.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsPensez donc à bien vérifier les panneaux de signalisation et les règles locales de stationnement en consultant le site de la mairie ou en s’adressant directement à la police municipale.
Ces règles peuvent évoluer, surtout dans les zones touristiques ou très fréquentées.
Différence entre stationner et camper
Sur la voie publique, un camping-car a parfaitement le droit de « stationner » et même d’y dormir à l’intérieur. En revanche, il est interdit d’y « camper » au sens légal du terme.
Le camping commence dès qu’un équipement déborde du gabarit du véhicule : auvent, marchepied sorti, cales, table, chaises ou linge suspendu. Ces éléments peuvent vous valoir une verbalisation, voire une amende pour stationnement prolongé ou gênant, voire abusif.
Quels risques en cas de non-respect ?
En cas de stationnement abusif, le camping-car peut être mis en fourrière. Le tarif de l’enlèvement est fixé nationalement et varie selon les villes.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursÀ titre d’exemple, le coût de l’enlèvement dépasse 120 euros, et les frais de garde journaliers peuvent atteindre 30 euros à Paris.
De plus, une amende de 35 € à 135 € peut être infligée, selon la nature de l’infraction : stationnement prolongé, gênant ou sur zone interdite.

