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« Une spécialité française », soulignent nos confrères du Parisien. La France compte aujourd’hui plus de 450 000 casseurs de vitesse aussi nombreux que variés. Mais petit problème : bon nombre d’entre eux ne respectent pas les normes, alertent les associations d’automobilistes. Comme confirmé par Thierry Modolo Dominati, porte-parole de l’association « Pour une mobilité sereine et durable » : » 95 % des 450 000 ralentisseurs installés en France ne respectent pas la réglementation théoriquement en vigueur ». Un constat reconnu dans la décision émise par la Cour administrative d’appel de Marseille, qui s’est prononcée sur la question. Cela signifie-t-il que les ralentisseurs disparaîtront dès 2025 en France ?
Ralentisseurs illégaux : les associations d’automobilistes montent au créneau…
L’éventualité d’une suppression des ralentisseurs est une mesure qui devrait satisfaire plus d’un automobiliste. Qui n’a jamais râlé en voyant sa voiture bondir sur un dos-d’âne trop élevé ou en heurtant son bas de caisse contre ces fameuses bosses, souvent signalées à la dernière minute ?, peut-on lire dans Le Parisien.
« Il faut casser la vitesse, c’est une certitude, mais il faut le faire de manière correcte, réagit auprès de TF1, Jean-Christian Meslet, directeur de l’Automobile club du Midi. Il existe des dispositifs très, très brutaux », déplore-t-il.
À lireDordogne : Un gérant suspecté de vendre 70 camping-cars sans payer les propriétaires« Nous avons énormément de cyclistes et de motards qui viennent dans notre association à la suite de chutes très graves, avec des handicaps très lourds« , commente de son côté Thierry Modolo, porte-parole de Pour une mobilité sereine et durable.
« En l’état actuel des dispositions réglementaires en vigueur, tous les ralentisseurs de type dos d’âne ou de type trapézoïdal sont soumis aux règles d’implantation et de signalisation fixées par le décret du 27 mai 1994 et que ces règles sont les seules dispositions d’application obligatoire à l’égard des collectivités territoriales ou de leurs établissements publics qui réalisent ou aménagent ces ouvrages », précise la Cour marseillaise.
Les ralentisseurs disparaîtront-ils en 2025 en France ? Vers la fin des dos-d’âne : tout ce qu’il faut savoir
Les ralentisseurs sont tous priés de rester dans les clous, tranche la Cour administrative d’appel de Marseille. L’arrêt a, rappelons-le, rendu fin avril dernier.
Comme stipulé dans ledit décret, ces ralentisseurs doivent faire « dix centimètres de hauteur et quatre mètres de long maximum ». Il peut s’agir des plateaux surélevés, des dos-d’âne ou des coussins berlinois.
À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-carsEn outre, ces équipements ne doivent être « installés que dans des zones à 30 ou 50 km/h ». Par ailleurs, ces ralentisseurs ne peuvent pas se trouver en dehors des agglomérations.
Ils ne peuvent pas non plus se situer sur certaines pentes, ni sur les routes où le trafic dépasse 3 000 véhicules par jour.
Chaque nouveau chantier doit donc être assujetti à l’application du cadre défini par le décret de 1994. Mais qu’en est-il des ralentisseurs illégaux déjà mis en place ? Ces ouvrages qui ne respectent pas les règles seront-ils tous démolis ?
À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.Ces ralentisseurs disparaîtront-ils réellement en 2025 en France ? Bonne ou mauvaise nouvelle pour les automobilistes ? En raison du coût engendré, la justice a refusé d’ordonner leur destruction.
Destruction des ralentisseurs : des coûts gigantesques ?
« Les coûts de destruction des ralentisseurs et de remise en état des routes après rabotage devraient être mis à la charge des entreprises de travaux publics qui les ont réalisés pour manquement évident de leurs obligations réglementaires que sont le devoir de conseil et l’obligation de refuser toute réalisation d’infrastructures illégales », suggère Thierry Modolo Dominati.
Dans la foulée, la Cour a aussi rejeté les arguments environnementaux avancés par les plaignants. « Les intéressés n’établissent pas, par leurs allégations très générales, que ces ouvrages présenteraient des inconvénients tenant à des nuisances sonores, des dégradations de confort à bord, ainsi qu’à une augmentation de la pollution des émissions de CO2 et à l’émission d’un nombre considérable de particules fines », explique la juridiction.

