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C’est une atmosphère électrique qui règne à Lespinasse, au nord de Toulouse, depuis ce dimanche 27 juillet 2025. Une centaine de caravanes de la communauté de gens du voyage s’est installée illégalement près du complexe sportif, déjà occupé en partie par une vingtaine de caravanes depuis trois semaines. Face à ce cortège, le maire a tenté de s’interposer… et a été menacé physiquement.
Une arrivée en force qui déborde la mairie
Les caravanes, venues de Plaisance-du-Touch, ont d’abord tenté de s’implanter sur deux terrains, l’un privé et l’autre public.
Après l’intervention d’un médiateur de la préfecture, elles ont finalement quitté la parcelle privée pour se concentrer sur le terrain communal, au niveau du lac de Raby. C’est à ce moment que le maire, Alain Alençon, a tenté de bloquer leur installation.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?Selon son adjointe à l’urbanisme, Nathalie Gargadennec, l’élu a failli être renversé : « Il s’est mis face à leurs véhicules pour tenter de les empêcher de rentrer sur le terrain. Il a été menacé physiquement, puisque s’il ne s’écartait pas, il se faisait écraser. »
Avec près de 400 personnes présentes, « c’est du jamais vu sur la commune », ajoute-t-elle.
Des moyens municipaux limités
Depuis plusieurs semaines, la mairie tente déjà de faire expulser les caravanes installées sur la place du Boulodrome. Mais la procédure d’expulsion ne peut être enclenchée que par la préfecture. Malgré des plaintes déposées, des courriers et la saisie d’un commissaire de justice, « rien ne bouge », déplore la mairie.
Un arrêté préfectoral aurait été annoncé, mais les caravanes des gens du voyage sont toujours sur place. Pendant ce temps, les habitants subissent directement les conséquences. Le point jeunesse, qui accueillait des adolescents durant l’été, a dû fermer ses portes.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différents« On est aussi désolés qu’eux, on ne veut absolument pas punir les enfants, mais il est nécessaire que les services de l’État s’activent ! », insiste Nathalie Gargadennec.
Des risques pour la sécurité
Au-delà des tensions, l’installation sauvage n’est pas sans dangers. Le terrain communal est bordé de champs extrêmement secs en cette fin juillet, et une ligne à haute tension passe au-dessus des caravanes.
Sans compter une autre pratique inquiétante du groupe : « Ils se sont branchés sur les bornes à incendie. S’il y a un feu, on fait comment pour l’éteindre ? » La proximité immédiate d’une résidence de 200 habitants accentue les inquiétudes.
Le casse-tête des aires d’accueil
La loi impose aux communes de plus de 5 000 habitants de disposer d’aires d’accueil pour les gens du voyage. Or Lespinasse n’est pas concernée par cette obligation. « C’est une gestion que nous ne maîtrisons pas , mais nous en subissons les conséquences », regrette Nathalie Gargadennec.
La préfecture n’a, pour l’instant, proposé aucune solution. « Aujourd’hui, le médiateur n’a aucun lieu pour les accueillir. Toutes les aires de grand passage sont occupées et celle de Seilh/Beauzelle est en travaux pour un an », souligne-t-elle.
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