« Je pars en guerre » : le maire scandalisé par l’installation sauvage d’une centaine de caravanes sur le terrain d’honneur du stade

Des gens du voyage s’installent sur le stade d’honneur de Caissargues, le maire furieux.

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À quelques jours seulement d’une première tentative d’expulsion négociée, une centaine de caravanes de la communauté des gens du voyage s’est installée illégalement sur le terrain d’honneur du stade de football de Caissargues, la petite commune gardoise de 4 300 habitants.

Une centaine de caravanes installées sans autorisation sur le terrain d’honneur d’un stade, le maire désemparé

« Je suis en désarroi total, admet le maire de Caissargues, Olivier Fabregoul. Vendredi, un premier groupe s’est introduit sur le stade après avoir forcé la grille(…) Je leur ai proposé un autre site au bois des enfants. Ils ont accepté de partir ce matin », confie-t-il en faisant allusion au dimanche 27 juillet. « Mais peu après 14 h, un nouveau groupe bien plus important s’est installé à leur tour sur le même stade. »

« À 15 h, explique Michel Bass, adjoint à la sécurité, présent sur place à l’arrivée du convoi. Ils étaient déjà une cinquantaine, et les gendarmes nous disent qu’ils devraient monter à une centaine de caravanes. Ils se présentent comme des évangélistes et affirment vouloir rester une semaine. Le stade est en train de se remplir entièrement. »

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Les gens du voyage « ont cassé l’accès au vestiaire pour se raccorder à l’électricité, ils utilisent l’eau potable… Je vais avoir en estimation 100 000 euros de réparation pour ces dégâts potentiels, calcule déjà le premier édile. Je ne sais plus quoi faire », poursuit Olivier Fabregoul.

Les élus, impuissants, ont tout de même tenté de limiter les dégâts en demandant l’évacuation des véhicules légers de la pelouse et en coupant l’arrosage automatique. « J’ai l’impression que tout le monde se fiche de notre situation. Ce stade, c’est une zone de non-droit. Je pars en guerre. »

« Ce n’est pas la première fois (…) Il n’est plus acceptable de dire qu’on ne peut rien faire. »

Le maire a déposé plainte et sollicité une intervention rapide des services de l’État. Une cellule de crise a été mise en place lundi matin.

À 15h, un arrêté préfectoral a été signé, ordonnant l’évacuation du site au plus tard mercredi 30 juillet à 8 heures. Un référé a également été lancé en parallèle.

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En cas de refus d’évacuer, les forces de l’ordre interviendront. « Ce n’est pas la première fois que ça arrive(…) Il n’est plus acceptable de dire qu’on ne peut rien faire. Ce n’est plus possible. »

Un phénomène récurrent dans le Gard

Ce n’est pas une première dans le Gard : avant Caissargues, Saint-Gilles, Rodilhan et Marguerittes ont déjà fait face à des installations sauvages similaires.


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