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À Saint-Hilaire-de-Brethmas, près d’Alès dans le Gard, les préparatifs d’un événement festif ont été brutalement interrompus. Ce dimanche 13 juillet, alors que tout était prêt pour accueillir plus de 1 000 personnes sur le terrain de football municipal, plus d’une centaine de caravanes de gens du voyage se sont installées sans autorisation. Résultat : toute la fête a dû être annulée en urgence.
Un terrain communal pris d’assaut en l’espace de moins d’une heure
Selon le maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas, Jean-Michel Perret, tout s’est déroulée à une vitesse impressionnante. « 150 caravanes installées en 40 minutes », déclare-t-il.
Les gens du voyage ont profité d’un accès laissé libre à proximité du complexe sportif pour pénétrer les lieux, une brèche ouverte volontairement pour permettre le passage des secours.
À lireCamping-car : les retraités restent les plus grands adeptes de ce mode de transport, « À notre âge, confort avant tout »« On a vu débarquer des caravanes à la queue leu leu qui se sont engouffrées dans une brèche du complexe sportif. Un endroit laissé ouvert pour permettre l’intervention des pompiers et des secours en cas de problème », explique l’édile.
Il s’agit, selon lui, « du plus gros rassemblement de gens du voyage sur la commune » depuis le début de son mandat.
Cette intrusion de dernière minute a fait tomber à l’eau toute l’organisation du programme festif : du dîner collectif à la soirée dansante, en passant par le feu d’artifice attendu à 23 heures. Sans compter les jeux aquatiques.
Des pertes financières importantes pour la mairie
Outre la déception des habitants, les conséquences économiques sont lourdes pour la commune. Le budget alloué au feu d’artifice, soit 10 500 euros, est déjà perdu, même si la mairie « espère pouvoir le reprogrammer ». Mais ce n’est pas tout, rapporte France 3 Occitanie.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?Le terrain de football, fraîchement entretenu, risque d’être lourdement endommagé par les nombreux véhicules stationnés.
« On a dépensé près de 25 000 euros pour effectuer l’entretien trisannuel du terrain de foot, il y a 6 semaines. Avec tous les véhicules présents, on va devoir débourser environ 40 000 euros pour remettre tout en état », déplore Jean-Michel Perret.
« On récolte ici la monnaie de notre pièce »
Les forces de l’ordre étaient bien sur place, mais aucune évacuation n’a pu être engagée. La raison ? Le territoire d’Alès Agglomération n’est pas entièrement en conformité avec les obligations légales d’accueil des gens du voyage.
Deux communes n’ont toujours pas mis en place les infrastructures nécessaires. De quoi mettre « toute la collectivité en dehors des clous ».
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsDans ce contexte, la loi autorise ces installations dites « sauvages » pour une période pouvant aller jusqu’à quinze jours.
« Cela tombe sur nous, mais on récolte ici la monnaie de notre pièce à l’échelle d’Alès Agglo », reconnaît le maire.
Une issue incertaine
La communauté installée annonce repartir dimanche prochain. D’ici là, la municipalité espère s’en sortir avec le moins de casse possible.
« Faire en sorte qu’ils partent en faisant le moins de dégâts possibles », ajoute l’élu, conscient que toute intervention trop musclée ne servira pas à grand-chose.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursPour mémoire, une précédente installation de gens du voyage dans la commune avait déjà coûté près de 4 000 euros de réparations à la charge de la ville.

