Gens du voyage dans le Drôme : un lieu très fréquenté fermé après l’arrivée de 140 caravanes non autorisées

La mairie de Pierrelatte a engagé une procédure judiciaire pour obtenir l’expulsion des 500 gens du voyage et des 140 caravanes installés illégalement sur le site du lac de Pignedoré.

Analyse IAavec
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Depuis le 7 juillet, le site du lac de Pignedoré, base de loisirs de Pierrelatte dans la Drôme, est fermé au public. En cause : l’installation non autorisée d’environ 140 caravanes de gens du voyage, qui ont forcé l’accès en fracturant un portail et découpant le grillage du périmètre clôturé. Le maire, Alain Gallu, dénonce une situation ingérable, avec plus de 500 personnes présentes sur le site.

Le lac Pignedoré interdit au public à cause des gens du voyage

« Ils se sont installés sur les berges du lac, là où les gens se reposent et mettent leurs serviettes. Tant que ces gens sont là, on est obligé de fermer la totalité du lac », déplore Alain Gallu, maire de Pierrelatte.

Ce site attire habituellement jusqu’à 2 000 visiteurs par jour en période estivale. La présence de cette communauté a provoqué la fermeture immédiate de la guinguette, avec mise en congé du personnel.

Les maîtres-nageurs ont également été renvoyés chez eux, et l’ensemble des activités nautiques ont été suspendues. Un arrêté municipal interdit désormais l’accès au lac, tant à la baignade qu’à la promenade, au grand dam des associations et du gérant de la guinguette.

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« On a surtout un commerçant qui est obligé de fermer sa guinguette et de mettre son personnel en congé. Il espère que ça ne va pas durer, sinon il les mettra au chômage technique », explique l’édile.

Une situation tendue, entre nuisances et procédure judiciaire

Le maire a saisi le tribunal judiciaire de Valence qui a ordonné l’expulsion des 140 caravanes. La décision a été signifiée par huissier, assortie d’une astreinte de 1 000 € par jour et par occupant.

La justice autorise par ailleurs le recours à la force publique, bien que ce type de mesure soit rarement appliqué sur le terrain. Malgré cela, les caravanes sont toujours sur place.

« Ces gens-là ne respectent aucune règle. Nous subissons les dégâts et nous allons les payer. Personne ne sera là pour réparer ce qu’ils auront cassé. J’ai peur de l’état dans lequel on va retrouver le site ! », s’alarme Alain Gallu.

Autre source d’inquiétude : l’absence de sanitaires adaptés pour un tel volume de population. Le maire évoque des rejets d’eaux usées dans le lac, rendant impératif un contrôle sanitaire de l’eau avant toute réouverture.

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« Il y a 600 personnes qui utilisent leur caravane avec des eaux noires, avec remplissage et vidage tous les jours ou tous les deux jours. Nous n’avons pas de lieu pour faire ces nettoyages, du coup, on a retrouvé des défécations dans le lac », souligne le maire.

Une aire de grand passage toujours absente

Du côté de la communauté évangéliste, la volonté de s’installer légalement avait été annoncée dès février. Le pasteur du groupe souligne le manque de solutions adaptées dans le secteur.

« S’il y avait une aire de grand passage,ça serait idéal. Nous, on n’empêche personne de venir au lac, au contraire. Nous sommes des gens civilisés, on s’engage à respecter le lieu. »

Un rendez-vous entre la mairie et les représentants des gens du voyage est prévu pour tenter de désamorcer les tensions.

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En attendant, le site reste fermé. Cela est synonyme d’un « manque à gagner pour la base de loisirs », notamment « en ce début des grandes vacances », glisse France 3 Auvergne Rhône-Alpes. Le départ des caravanes est annoncé pour la fin de semaine, sous réserve.


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