60 caravanes évangélistes occupent illégalement un site protégé près de Toulouse pour un rassemblement de prière

Une soixantaine de caravanes évangélistes posent leurs roues sur un terrain protégé à Pibrac.

Analyse IAavec
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Depuis le lundi 17 juin 2025, une soixantaine de caravanes appartenant à une communauté évangéliste se sont installées illégalement sur un terrain situé à l’entrée de Léguevin, à cheval sur la commune voisine de Pibrac, en Haute-Garonne. Ce rassemblement, destiné à une semaine de prière, interpelle les riverains et inquiète fortement la mairie en raison de l’emplacement occupé : une zone protégée abritant des espèces sensibles.

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Ce terrain, situé face au centre commercial Super U, fait partie de la zone d’aménagement de l’Escalette. Officiellement, il est gelé pour raisons environnementales, « car il abrite la rosa et la salamandre tachetée », deux espèces protégées.

La maire de Pibrac, Denise Cortijo, l’a rappelé fermement : « Ce n’est pas un espace prévu pour accueillir du public ». Malgré cela, cette immense parcelle à l’entrée de Léguevin est désormais occupé par près de soixante caravanes depuis le 17 juin dernier.

« Ce sont 60 caravanes cette fois-ci, mais nous avons déjà connu des situations bien plus complexes, reconnaît l’élue, en faisant référence à un précédent rassemblement « aux Tambourettes où 250 caravanes s’étaient installées ».

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Le campement, selon La Dépêche, est « installé en îlots bien délimités ». L’atmosphère y est plutôt paisible : les enfants jouent, les femmes s’affairent.

« Nous sommes là pour nous retrouver ensemble et pour prier, explique un des membres du groupe. Cet après-midi, les hommes installeront le chapiteau. La prière a lieu à 20 heures, et une heure et demie plus tard, le camp est silencieux. Nous ne voulons déranger personne », assure-t-il.

«Nous ne pouvons pas compter sur une intervention directe ».

Il insiste sur l’esprit du rassemblement : « Notre objectif est la paix et la fraternité. Nous accueillons aussi des personnes qui cherchent un nouveau chemin de vie. Mais nous sommes souvent stigmatisés, alors que nous voulons simplement vivre notre foi ensemble », regrette-t-il.

Comme l’indique la maire de Pibrac à Actu Toulouse : « La préfecture nous demande de faire preuve d’intelligence. Nous ne pouvons pas compter sur une intervention directe ».

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Compte tenu de la situation, ajoute-t-elle, « en tant que mairie, nous avons demandé que des containers poubelles soient rapidement installés par Toulouse Métropole » ainsi qu’un raccordement temporaire au réseau EDF.

Un épisode de plus dans une série d’installations illicites en région toulousaine.

Pour l’heure, les gens du voyage prévoient de quitter les lieux d’ici une dizaine de jours… si aucune mesure d’évacuation n’intervient d’ici là.

Ce cas n’est pas isolé : quelques jours plus tôt, un autre groupe avait forcé l’accès à une zone sportive à Labarthe-sur-Lèze. Et en 2024, un gigantesque rassemblement de 700 caravanes avait déjà provoqué une vague de réactions à Ramonville.


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