Fin des cadeaux fiscaux pour les véhicules thermiques : ce que prévoit vraiment le plan de Bruxelles

Bruxelles frappe fort : adieu fiscalité avantageuse pour les voitures thermiques dès 2025 ?

Analyse IAavec
Voir le sommaire Ne plus voir le sommaire

La Commission européenne a récemment révélé le plan stratégique visant à réorganiser en profondeur l’industrie automobile. Une des mesures phares ? La fin progressive des avantages fiscaux accordés aux véhicules thermiques, notamment ceux utilisés dans les flottes d’entreprises. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement pour les automobilistes et les entreprises ? Voici ce que Bruxelles prévoit réellement.

Fin des cadeaux fiscaux pour les véhicules thermiques : ce que prévoit vraiment le plan de Bruxelles

Bruxelles a donné le verdict : les véhicules thermiques, en particulier ceux utilisés par les entreprises, perdront progressivement leurs privilèges fiscaux. Cela concerne particulièrement les voitures de société essence ou diesel, qui profitaient jusqu’à présent de déductions fiscales avantageuses.

Cette idée s’inscrit dans une logique de verdissement des flottes professionnelles, qui représentent environ 60 % des nouvelles immatriculations en Europe. Objectif : inciter au passage à l’électrique d’ici 2035.

À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-cars

À terme, les incitations fiscales seront réservées aux véhicules à faibles émissions, notamment les voitures électriques.

Une réforme calée sur le malus écologique

Ce durcissement fiscal accompagne un renforcement du malus écologique. Bruxelles suit une tendance européenne qui cherche à décourager l’usage du thermique au profit des voitures électriques. Le but est de rendre ces voitures thermiques moins attractives économiquement.

Les entreprises qui continueront à miser sur des véhicules thermiques subiront donc une double peine : d’un côté, la fin des exonérations fiscales ; de l’autre, une fiscalité environnementale de plus en plus lourde.

Une clause de révision, mais pas de retour en arrière

Si l’objectif de l’interdiction de la vente de véhicules thermiques en 2035 est maintenu, Bruxelles introduit toutefois une clause de revoyure avancée à fin 2025 (au lieu de 2026).

Cette ouverture au dialogue répond aux pressions des constructeurs qui réclament davantage de souplesse.

À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.

La Commission européenne reste néanmoins ferme : il ne s’agit pas de revenir sur la neutralité climatique visée à 2035, mais plutôt d’ajuster les seuils d’émissions ou de redéfinir la place des e-fuels et biocarburants.

Des aides concentrées sur l’électrique

La suppression des aides aux thermiques ne s’accompagne pas d’un vide : Bruxelles envisage parallèlement de redéployer les soutiens fiscaux en faveur des véhicules électriques. Cela passe par des recommandations pour les États membres, en les poussant à mettre en place des dispositifs comme le leasing social à bas coût pour les foyers modestes.

Cependant, l’approche reste nationale : peu de financements viendront directement de Bruxelles. Les industriels s’inquiètent d’une fragmentation des mesures selon les pays.

Ce que cela change pour vous

Les voitures essence et diesel deviendront ainsi de moins en moins intéressantes fiscalement, en particulier pour les professionnels. Pour les particuliers, les malus écologiques et les restrictions de circulation s’ajouteront à la pression économique.


Partagez cet article maintenant !