Attention, cette autoroute historique devient payante — les automobilistes furieux

Changement majeur pour cette autoroute très fréquentée, elle devient payante. Les usagers mécontents.

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« Cette autoroute doit rester gratuite » : cette portion historique devient payante, les automobilistes furieux — ils crient à l’injustice.

« Non, je ne l’emprunterai plus du tout(…) On paie déjà assez comme ça »

« Non, je ne l’emprunterai plus du tout si ça devient payant. On paie déjà assez comme ça », déplore un automobiliste au micro de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. C’est tout simplement “une injustice” pour Vincent Dozol, coordinateur des partis de gauche en Haute-Savoie.

« L’État appelle cela une régularisation, nous, nous appelons cela une injustice« , affirme-t-il. “La question n’est pas traitée du point de vue transfrontalier alors que c’est justement l’enjeu”, poursuit-il.

Attention, cette autoroute historique devient payante — les automobilistes furieux

Il s’agit d’un “vrai contournement de la métropole genevoise” et “un axe majeur du Grand Genève” fait-il allusion à ce tronçon de l’autoroute A40 entre Annemasse et Saint-Julien-en-Genevois. Alors que celui-ci était gratuit depuis 1987, il deviendra payant à partir… Du 1er février 2029.

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Cette décision provoque une véritable levée de boucliers chez les usagers et les habitants de la région, d’autant plus que ce segment est emprunté chaque jour par près de 50 000 véhicules, majoritairement des travailleurs frontaliers et des résidents locaux.

Le préfet de Haute-Savoie a confirmé la fin de cette gratuité, une mesure qui a déjà été décidée par l’État dès 2023.

Officiellement, il s’agit de garantir « l’équilibre financier » du réseau autoroutier concerné. En pratique, cela signifie que les automobilistes empruntant ce court tronçon de 12 km devront désormais s’acquitter d’un péage de 1,80 € TTC pour un véhicule léger.

Des tarifs exceptionnels pour certains conducteurs

La mise en place se fera via un système de péage à flux libre : donc plus de barrières, mais à la place : des caméras détecteront les plaques d’immatriculation pour facturer automatiquement le trajet.

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Les conducteurs pourront payer en ligne, via bornes spécifiques ou associer leur carte bancaire à leur plaque.

L’ATMB, l’entreprise concessionnaire, indique « mettre en place des mesures tarifaires exceptionnelles« , le prix sera en effet diminué de plus de 50% pour « les conducteurs qui se doteront d’un badge de télépéage ATMB ».

Ils « bénéficieront d’un dégrèvement exceptionnel, auquel s’ajouteront les remises d’usage propres aux abonnements. Le prix du péage sur cette section pourra passer de 1,80 € à 0,94 €, selon les estimations », précise la préfecture. . Malgré cette « compensation« , la colère ne faiblit pas.

Inquiétude grandissante — une pétition en ligne

Les habitants des communes avoisinantes s’inquiètent d’un effet domino sur la circulation. Le risque ? Que des milliers d’usagers boudent l’autoroute payante et choisissent de passer par les routes secondaires, déjà saturées.

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Le fait que cette autoroute historique devient payante risque d’aggraver les embouteillages et la pollution dans les zones résidentielles — les automobilistes sont furieux depuis cette annonce.

Une pétition en ligne lancée par des collectifs locaux rappelle que cette portion de l’A40 fait partie du Grand Genève, et qu’elle devrait rester gratuite au même titre que les axes urbains dans un rayon de 50 km autour de grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille — selon le projet de loi 1366 actuellement en discussion.

Le mécontentement est d’autant plus fort que l’ATMB a fait en 2022 un bénéfice net de 77 millions d’euros, et que 67 % de son capital appartient à l’État. Pour beaucoup, c’est davantage une mesure politique qu’économique.

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“La fin de cette gratuité va entraîner des conséquences désastreuses, tant sur le plan financier pour les milliers d’usagers payés en euros qui empruntent chaque jour ce tronçon, que sur l’environnement et la qualité de vie des riverains, par un report massif du trafic sur le réseau secondaire, déjà très chargé”, interpellait Sylviane Noël, sénatrice (LR) de Haute-Savoie.


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