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En plus des hausses du prix du carburant, des assurances et des péages, une nouvelle taxe européenne en préparation va encore plus malmener le budget des automobilistes ! Ce nouveau dispositif fera davantage alourdir la facture. Plus de détails ici.
Cette nouvelle taxe européenne qui va encore malmener le budget des automobilistes
« Une asphyxie pour les ménages concernés » sachant la « fiscalité lourde (qui pèse) déjà sur l’automobile ».
Pour Edouard Bonnefis, directeur financier de Bonnefis Automobile, les différentes mesures qui se mettent en place ne font qu’« aggraver les fractures sociales et économiques ».
À lireLe camping-car Dacia fait beaucoup parler de lui, mais une question persiste : quel modèle pourrait être à la fois élégant et abordable ?Dès le 1er janvier 2027, une nouvelle réglementation européenne va encore malmener le budget des automobilistes — il s’agit de la mise en place d’une nouvelle taxe européenne.
En effet, l’Union européenne met en place l’ETS2, un marché carbone destiné à taxer les émissions de CO₂ liées aux carburants fossiles. Pour faire plus simple, cela signifie que chaque litre d’essence, de diesel ou de gaz naturel verra son prix augmenter.
Le principe de l’ETS2 est simple : les fournisseurs de carburants devront désormais acheter des quotas d’émission de CO₂. Cette obligation entraînera un surcoût estimé à environ 15 centimes par litre.
Un impact direct sur le budget des ménages
Pour un plein de 50 litres, cela représente déjà une augmentation moyenne de 7,50 euros à 11,50 euros selon les estimations. Une facture qui pourrait rapidement s’alourdir pour les conducteurs utilisant quotidiennement leur véhicule.
À lireDordogne : Un gérant suspecté de vendre 70 camping-cars sans payer les propriétairesSelon l’UFC-Que Choisir, cette nouvelle taxe engendrerait forcément une hausse des dépenses énergétiques des ménages allant jusqu’à 650 euros par an.
Une somme importante qui s’ajoute aux hausses déjà observées ces dernières années sur le carburant, les péages et l’assurance auto.
Pour de nombreux foyers, ces nouvelles charges risquent de rendre la mobilité encore plus coûteuse. La situation, alerte Edouard Bonnefis, est « préoccupante ». « L’accès à la mobilité étant essentielle pour l’emploi, l’éducation ou les services ».
Une crise sociale à craindre…
« Les classes moyennes et modestes, déjà fragilisées par l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat, en subiront les conséquences », déplore-t-il dans une Tribune parue dans les colonnes des Échos.
À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-carsL’ETS2 ne sera d’ailleurs pas la seule cause de l’augmentation des prix du carburant. D’autres dispositifs, comme les certificats d’économie d’énergie et l’incorporation obligatoire de biocarburants, vont également y contribuer.
À terme, le litre de carburant pourrait grimper de 23 centimes. « La fracture sociale qui en découlera est prévisible, avec le risque de raviver des crises sociales comme celle des Gilets jaunes, où le coût de la mobilité était central ».
Si l’objectif de cette nouvelle taxe européenne est d’accélérer la transition énergétique, elle ne manquera pas de malmener le budget des automobilistes.
À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.Nombreux sont ceux qui estiment que cette réforme pénalisera les habitants des zones rurales, pour qui la voiture reste un moyen de transport incontournable.
« Dans les zones rurales ou périurbaines, où les transports publics sont souvent insuffisants, la voiture est une nécessité ».

