Voies de covoiturage sur le périphérique parisien : comment fonctionne le nouveau dispositif ?

Découvrez les règles et modalités de mise en place de ce système destiné à fluidifier le trafic et encourager le covoiturage à Paris.

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Héritage des derniers Jeux Olympiques, les voies destinées au covoiturage vont bientôt être mises en place sur le périphérique parisien : voici comment fonctionne le nouveau dispositif.

Voies de covoiturage sur le périphérique parisien : la date de sa mise en application

Durant les Jeux Olympiques de Paris, une voie spécifique du périphérique parisien était dédiée aux athlètes et aux officiels à des horaires précis.

Ce dispositif, qui a fait ses preuves, va être exploité par l’édile de la ville pour non seulement encourager le covoiturage, mais aussi, et surtout, réduire la congestion.

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À partir du 3 mars 2025, seuls les véhicules transportant au moins deux passagers, ainsi que les bus, taxis, véhicules de secours, ou encore ceux transportant des personnes à mobilité réduite, pourront circuler sur la voie de gauche du périphérique parisien.

Voies de covoiturage sur le périphérique parisien : une expérimentation limitée en semaine et aux heures de pointe

Cette restriction sera en vigueur du lundi au vendredi, de 7h00 à 10h30 et de 16h00 à 20h00, précise Patrick Bloche, premier adjoint à la Mairie de Paris, lors d’une conférence de presse. Cette règle ne concerne pas les poids lourds.

Par ailleurs, d’autres voies réservées au covoiturage seront mises en place par les autorités sur plusieurs sections des autoroutes A1 et A13 aux entrées de la capitale.

Toutefois, la portion sud du périphérique, un axe situé entre la porte de Sèvres et la porte de Bercy (soit environ 7 km sur les 35 km du boulevard), restera exemptée de cette mesure, comme ce fut déjà le cas pendant les Jeux Olympiques.

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Si le projet n’est qu’une « expérimentation », la mairie de Paris n’a pas indiqué une date de fin. L’administration d’Anne Hidalgo s’est engagée néanmoins à communiquer systématiquement des indicateurs de suivis, comme elle l’a été pour la mise en application de la limitation de vitesse à 50 km/h sur le périphérique.

Une lourde amende pour non-respect des règles spécifiques à ces voies de covoiturage

« Les conducteurs seuls en voiture qui emprunteraient cette voie seront verbalisés à hauteur de 135 euros« , confirme France tv info. Cependant, cette sanction ne prendra pas acte « qu’au 1er mai afin de permettre une période pédagogique », informe la mairie.

Les contrôles seront réalisés via une vidéo-verbalisation. En effet, des caméras placées le long de la voie captureront des images du véhicule sous différents angles (de face, arrière et latéral) pour déterminer le nombre de passagers.

Ces photos seront ensuite examinées par des agents de la police municipale qui, « en cas de doute, ne verbaliseront pas », a précisé Nicolas Nordman, adjoint à la sécurité.

Une mesure qui départage les usagers…

Une mesure qui départage de nombreux usagers de la route. « Je suis souvent tout seul pour aller au travail donc je ne suis pas spécialement pour », déclare un conducteur, sceptique.

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Parmi les plus enthousiastes figurent particulièrement les chauffeurs de taxi : « Pour nous, ça va fluidifier », exprime l’un d’eux.

L’un des opposants à l’abaissement de la vitesse, Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Ile-de-France regrette une mesure « très mal vécue par les travailleurs de nuit et les artisans ».

« C’est une mesure profondément sociale », soutient l’écologiste David Belliard, adjoint chargé de la transformation de l’espace public.

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Et d’ajouter : « En considérant qu’un trajet moyen pour aller travailler est de 11 km en Ile-de-France, la pratique du covoiturage 20 jours par mois fait économiser 770 euros par an ».


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