Périgord noir : les caravanes des gens du voyage investissent les stades, le maire s’inquiète

Les stades du Périgord noir occupés par les caravanes des gens du voyage.

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En Périgord noir, les caravanes de la communauté des gens du voyage continuent de passer d’un stade à l’autre, suscitant l’inquiétude des maires locaux.

Périgord noir : les caravanes des gens du voyage investissent les stades, réactions et tensions à Meyrals

À Meyrals, une quarantaine de caravanes se sont installées sur la pelouse du stade de football le lundi 26 août, après un pèlerinage à Lourdes.

« Ils sont arrivés à 18 heures, raconte Joël Le Corre, le maire de Meyrals. Ils ne m’ont rien demandé », témoigne-t-il, exprimant son étonnement face à cette arrivée impromptue. C’est la première fois que l’élu est confronté à cette problématique.

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La loi prévoit une tolérance de sept jours en cas d’occupation illégale lorsque l’aire de grand passage n’existe pas. Les gens du voyage sont donc bel et bien autorisés à rester jusqu’au dimanche 31 août.

« Ils connaissent parfaitement la réglementation, continue l’édile. Je leur ai proposé d’autres terrains, mais ils ont refusé. Ils cherchent à s’installer sur des stades pour avoir accès à l’eau et à l’électricité », explique Joël Le Corre.

« Tout est à l’arrêt, entraînements et rencontre annulés »

Cette occupation prive malheureusement l’équipe locale des Coquelicots de l’utilisation du terrain pour une semaine entière. « Pour les dix jours à venir, tout est à l’arrêt, les entraînements et la rencontre prévue ce dimanche 31 août est annulée », déplore le maire de Meyrals.

La météo compliquera encore la situation. « Ce qui m’inquiète le plus, c’est l’état du terrain. On annonce des orages et 50 millimètres de pluie(…) Je ne sais pas comment je vais retrouver la pelouse, même s’ils m’ont promis qu’elle serait en bon état. Avec leurs caravanes, j’espère qu’ils manœuvreront doucement sur l’herbe ».

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L’élu ajoute : « C’est un manque cruel de respect de s’installer là sans rien demander. Dimanche matin, à 6 heures, j’arrosais le terrain, étant bénévole au club de foot. Je n’ai pas envie de voir le travail massacré comme ça. »

Un problème récurrent dans le Périgord noir

Cette occupation n’est pas isolée. La semaine passée, des caravanes avaient déjà investi le terrain de Carsac-Aillac. « Pour eux, je suis dans l’obligation de les recevoir, réagit Patrick Bonnefon, le maire de la commune. Légalement, ce n’est pas obligatoire puisque l’intercommunalité fait moins de 10 000 habitants », explique-t-il.

Ces déplacements ponctuels révèlent un besoin non couvert d’aires de grand passage adaptées pour des rassemblements temporaires.

Réflexion pour l’avenir

Pour Joël Le Corre, cette situation appelle à une réflexion plus large : « Il faut réfléchir à créer des aires de grand passage à l’échelle du Périgord Noir et du département. On doit être capable de trouver des espaces, ce ne sont pas les espaces qui manquent, plaide-t-il. Ils étaient à Carsac-Aillac, à Proissans, à Coulounieix ; on doit travailler à ce qu’il y ait un bon schéma pour répondre à leurs besoins.»


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