Les gens du voyage sommés de quitter un terrain de rugby par arrêté préfectoral

Les gens du voyage installés sur le terrain de rugby de Surzur ont finalement quitté les lieux mercredi 27 août, avant l’expulsion prévue par la préfecture.

Analyse IAavec
Voir le sommaire Ne plus voir le sommaire

À Surzur, dans le Morbihan, près d’une vingtaine de caravanes des gens du voyage ont occupé illégalement le terrain de rugby communal dimanche 24 août 2025. La préfecture a pris un arrêté d’expulsion pour libérer rapidement les lieux.

Les caravanes des gens du voyage s’installent sur un terrain de rugby de Surzur

Les huit familles, soit une trentaine de personnes originaires de Quimper (Finistère), sont arrivées dimanche après-midi avec une vingtaine de caravanes et plusieurs véhicules. Elles ont choisi de s’installer sur le terrain de rugby, alors qu’une aire dédiée aux gens du voyage était disponible dans la commune, à Quenicouché.

Face à cette situation, la préfecture du Morbihan a réagi dès le lundi 25 août en publiant un arrêté d’expulsion, invitant les occupants à rejoindre l’espace prévu à cet effet. L’objectif : libérer les installations sportives avant la rentrée et éviter un blocage prolongé.

Un départ avant l’intervention des forces de l’ordre

Selon le commandant de la gendarmerie de Vannes : « J’ai bon espoir qu’ils prennent en compte cet arrêté et qu’ils rejoignent le terrain prévu. » Il avait toutefois prévenu : « On n’aura pas de scrupules à faire respecter l’arrêté, on mettra les moyens de notre côté. »

À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différents

Finalement, l’ultimatum fixé au jeudi 28 août au matin n’a pas eu besoin d’être appliqué. Les gens du voyage ont quitté le terrain de rugby mercredi 27 août en cours d’après-midi, avant toute intervention. Selon la police municipale, le départ a eu lieu vers 15h30.

Les familles savaient qu’une évacuation forcée les attendait si elles restaient au-delà de la date limite. Elles ont donc préféré anticiper. « On a fait la même chose à Quimper et cela n’avait pas posé problème. Quand on partira, tout sera propre. Il n’y aura pas un papier par terre. », assuraient certains membres du groupe, interrogés sur place.

À en croire les services techniques de la ville, la communauté n’aurait pas tenu parole. Ils ont trouvé 1 m³ de déchets laissés sur le site après leur départ.

Une installation qui a crispé la municipalité

La maire de Surzur, Noëlle Chenot, n’a pas caché son agacement face à cette occupation sauvage « alors que l’aire dédiée était libre. »

À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageurs

Elle souligne toutefois que les familles ont respecté l’arrêté d’expulsion et quitté les lieux sans confrontation. En absence de « dégradations », précise l’élue, aucune nouvelle plainte ne sera déposée.

La destination des familles n’a pas été communiquée. La commune, de son côté, va devoir remettre en état le terrain, sali par cette occupation illégale.


Partagez cet article maintenant !