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Depuis plusieurs semaines, le Jura voit une multiplication des campements illicites des gens du voyage. Après Bletterans, Commenailles, Choisey ou encore Saint-Vit, c’est désormais la commune de Parcey qui subit à son tour une installation massive. Le 28 juillet dernier, environ 200 caravanes, accompagnées de voitures et de véhicules utilitaires, ont envahi illicitement le stade municipal.
Des élus immédiatement mobilisés
Face à l’arrivée soudaine du convoi, les agents municipaux, épaulés par un adjoint, ont tenté de bloquer l’accès au niveau du pont qui enjambe le canal du Moulin. La maire, Céline Labourot, est également intervenue, soutenue par d’autres élus.
Sous pression, la municipalité a fini par céder et par laisser passer les véhicules. Parmi eux, se trouvaient en effet des vacanciers qui, bien que sans lien avec l’occupation illégale, se sont retrouvés « pris en otage » par la situation.
Une proposition de relogement refusée
Alertés, le Commandant Grapin, responsable du groupement de gendarmerie de Dole, et Hugues Alladio, sous-préfet de l’arrondissement, se sont rendus sur place pour tenter de trouver une issue. Une solution d’accueil sur l’aire aménagée de Ruffey-sur-Seille, disponible immédiatement, a été proposée aux occupants.
Mais la communauté des gens du voyage a refusé cette option. La préfecture du Jura a saisi la justice pour « occupation illégale d’un terrain communal », avec un ultimatum : quitter les lieux avant le lundi 4 août.
Un contexte départemental tendu
Le sénateur Clément Pernot a récemment interpellé le gouvernement sur la recrudescence des stationnements illégaux : 23 campements recensés dans le Jura depuis janvier 2025, contre 18 sur toute l’année précédente.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différents« Les conséquences de ces occupations sont trop connues : dégradations, pressions, menaces. Ces campements délictueux ne sont plus l’exception, ils deviennent la règle ! » a-t-il dénoncé au Sénat, appelant à des procédures d’expulsion plus rapides.
En réponse, le ministre de l’Intérieur a rappelé que l’action de l’État visait l’occupation illégale et non une communauté en particulier.
Un groupe de travail présidé par le préfet Alloncle a formulé 22 propositions dont « une partie sont législatives, les autres réglementaires. Nous avons adressé aux préfets une circulaire fixant une stratégie claire : désigner un médiateur dans chaque département ; désigner un sous-préfet chargé de déterminer les lieux susceptibles d’accueillir les gens du voyage ; signer une convention avec des garanties financières ; (pouvoir) saisir les juridictions administratives le plus rapidement possible. »
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursLe gouvernement attend désormais une initiative parlementaire pour traduire ces mesures en loi.
Un accord trouvé pour un départ anticipé
Jeudi 31 juillet, une réunion en mairie a permis d’aboutir à un compromis : les caravanes étaient supposées quitter Parcey dès le dimanche 3 août après-midi.
Les élus ont insisté sur l’urgence de libérer le terrain, nécessaire pour la fête patronale et des tournois de football déplacés en urgence à Gevry.

