Gens du voyage : 200 caravanes illégalement installées à Marguerittes : la fête votive perturbée, le maire réagit

Mauvaise surprise pour la commune de Marguerittes en pleine célébration de fête votive !

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Alors que Marguerittes (Gard) célébrait en plein cœur de l’été sa fête votive, le dimanche 27 juillet dernier, l’arrivée soudaine d’environ 200 caravanes sur les terrains de la plaine de Peyrouse a perturbé les festivités. Cette occupation massive des gens du voyage, survenue en toute fin d’après-midi, a surpris les autorités locales.

200 caravanes des gens du voyage viennent troubler la fête votive de Marguerittes

Cette situation, devenue presque habituelle dans le département, a plongé le maire Rémi Nicolas dans un profond désarroi. Présent sur les lieux dès les premières minutes, l’élu n’a pas caché son impuissance :

« Je suis désabusé… On n’est pas armés pour faire face à ça… », a-t-il confié, déplorant le manque de moyens pour gérer ce type d’installation sauvage.

Alors que la commune concentrait déjà ses efforts sur la sécurité de la fête votive, elle a été prise au dépourvu au point de devoir redistribuer ses effectifs en urgence. « Comme on est en pleine fête votive, les gendarmes et les policiers municipaux sont déjà très pris pour pouvoir l’organiser au mieux ».

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En parallèle, la mairie a déposé plainte contre cette installation non autorisée. Mais face à l’absence de dispositifs adaptés, peu d’options s’offrent à elle.

« Ils m’ont dit qu’ils comptaient rester une semaine »

D’après le maire, un contact initial a été établi avec les responsables du convoi, principalement composés d’évangélistes en route vers le nord.

« Ils m’ont dit qu’ils comptaient rester une semaine. On va essayer de faire en sorte que ça se passe aussi bien que possible… », explique Rémi Nicolas, bien conscient que la situation est temporaire, mais potentiellement perturbante pour les habitants.

« Il faut qu’il n’y ait pas de gêne pour les riverains qui sont près de ces caravanes. On a d’ores et déjà mobilisé des moyens supplémentaires en termes sanitaires pour répondre aux nécessités qu’induit l’installation de 300 à 400 personnes sur notre territoire. »

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Le Gard est confronté depuis le début de l’été à plusieurs installations illégales similaires, notamment à Aimargues, Quissac, Saint-Gilles ou Aramon. La racine du problème reste l’absence d’une aire de grand passage dans le département, qui rend impossible toute procédure d’évacuation rapide.

Il faut que l’État nous accompagne en la matière »

« On n’a pas d’aire de grand passage dans le Gard, on sait que l’État ne pourra pas déferrer quoi que ce soit. On n’aura pas le temps de lancer une quelconque procédure que, déjà, ils seront partis. On va juste tenter de limiter les dégâts. »

Rémi Nicolas appelle à une réflexion collective avec l’État et les autres élus : « Collectivement, les maires doivent trouver une solution qui nous permette de respecter ce que nous impose la loi. Il faut aussi que l’État nous accompagne en la matière, car ce n’est pas évident pour les communes. »


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