Installation illégale de 200 caravanes sur un terrain, les agriculteurs déversent du lisier pour faire partir les gens du voyage

200 caravanes installées sans autorisation dans la commune du Syndicat dans les Vosges : les agriculteurs, excédés, utilisent le lisier pour faire pression.

Analyse IAavec
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Dans la commune du Syndicat, dans les Vosges, l’arrivée non autorisée d’environ 200 caravanes de gens du voyage sur un terrain agricole a mis le feu aux poudres. Dimanche 6 juillet 2025, ce grand rassemblement a débuté sans déclaration ni concertation avec les élus locaux ou les propriétaires. Lundi, la situation a dégénéré : excédés, des agriculteurs ont déversé du lisier tout autour du terrain pour tenter de provoquer leur départ.

« On ne peut pas retourner au temps des cow-boys ».

Cette action radicale a immédiatement poussé les gens du voyage à former une barrière humaine autour des caravanes afin de bloquer les engins agricoles.

« On a des droits et on est dans un département où il n’y a pas de terrain pour nous. Après qu’ils ne soient pas d’accord parce qu’on est là, ils ne peuvent pas appliquer leur droit à eux et faire n’importe quoi», réagit Olivier, porte-parole de l’association Action grand passage. Il y a eu des plaintes de déposées parce qu’il y a eu des personnes qui ont manqué d’être renversées. Ce n’est pas chacun qui fait sa propre loi, on ne peut pas retourner au temps des cow-boys ».

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Derrière cette colère, une frustration réciproque. Les agriculteurs dénoncent une violation de la propriété privée. Selon un exploitant : « Ils peuvent s’installer sans problème, alors que nous, on est tenus par des normes. »

« Il y a eu des échauffourées avec les agriculteurs »

Exaspérés par cette occupation illicite sur leurs prairies, ils n’ont pas hésité à épandre du lisier autour des caravanes.

« Ici on est sur un terrain plan rouge inondation, sur une zone Natura 2000, rappelle le maire du Syndicat, Pascal Claude. Le problème, c’est qu’on se retrouve seul, impuissant. Ils reviennent tous les ans. On leur a demandé de partir, mais ils ne partiront pas. Il y a eu des échauffourées avec les agriculteurs. On comprend qu’ils ne soient pas contents », ajoute l’élu.

Mardi 8 juillet, les quelque 200 caravanes étaient toujours présentes sur place, malgré les tensions. Une médiation a été tentée, mais sans résultat. Les agriculteurs annoncent le dépôt d’une plainte et réclament une évacuation du site dans le plus bref délai.

Même situation dans une commune voisine

À Granges-Aumontzey, commune voisine, le même scénario se rejoue. Une autre partie du groupe s’est également installée sans autorisation, portant le total à environ 400 caravanes dans la région. « Chaque année, ils arrivent sans prévenir. Avant, on signait une convention, mais là, stop. », s’énerve le maire Pascal Thomas.

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Pour l’instant, aucune expulsion officielle n’a été prononcée par la préfecture. Le dialogue reste bloqué, dans un contexte tendu et sans solution durable à la saturation des aires d’accueil.


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