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Depuis le mardi 1er juillet 2025, la ville de Saint-Genis-Laval, au sud de la métropole lyonnaise, est victime d’une nouvelle occupation illégale. Pas moins de 80 caravanes se sont installées sans autorisation sur un terrain privé situé au 95 route de Charly, à proximité directe du centre commercial Saint-Genis 2, des habitations, et d’une sortie d’autoroute. Une situation que la municipalité trouve inacceptable et dangereuse pour les riverains.
Une installation « hors cadre légal »
Selon la commune, cette occupation s’est effectuée « en dehors de tout cadre légal, sans l’accord du propriétaire ni celui de la Ville ».
Le terrain n’ayant à sa disposition aucune infrastructure d’accueil, la présence de ce grand nombre de véhicules a très vite conduit à « une série de nuisances et de risques qui portent atteinte à la tranquillité, la salubrité et à la sécurité des riverains ».
Dès leur arrivée, aux alentours de 20 heures, les forces de l’ordre – police municipale et gendarmerie – ont été alertées, non pas par le propriétaire, alors absent, mais par des habitants du quartier. Les agents ont dressé plusieurs procès-verbaux pour des branchements sauvages à proximité du terrain privé investi.
Un emplacement inadapté pour une telle occupation
La commune de Saint-Genis-Laval insiste sur le fait que le terrain occupé n’est pas adéquat pour recevoir cette communauté des gens du voyage, ne présentant « aucune capacité d’accueil ».
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsIl n’y a ni raccordement à l’électricité, ni eau potable, ni sanitaires, ni système d’évacuation des eaux usées. Ce n’est pas tout !
La présence de ces 80 caravanes aux environs de zones d’habitations et commerciales expose également à « des risques accrus en matière de circulation et d’accès aux commerces », déplore la Ville.
Une réponse attendue de l’État
Sans attendre, la municipalité a lancé une procédure administrative d’évacuation forcée, relaie LyonMag.com. Elle annonce par ailleurs qu’« une plainte des propriétaires sera déposée dans la journée ».
Dans la foulée, la Ville précise qu’elle ne peut faire grand-chose. Force est de constater que ses marges d’action restent limitées. « Seule l’intervention rapide de l’État permettrait maintenant de faire respecter le droit », indique-t-elle.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursDans un communiqué, elle appelle les pouvoirs publics à garantir au plus vite « la sécurité, la salubrité et la qualité de vie de (ses) concitoyens ».
Une halte temporaire ?
Selon nos confrères du Progrès, le convoi de caravanes semble faire escale dans la commune avant de reprendre la route vers le nord, en direction de Mulhouse.
Un responsable de la communauté devrait prochainement être auditionné par les gendarmes, une fois la plainte déposée par le propriétaire du terrain.

