Près de Lyon : l’installation de 200 caravanes de gens du voyage plonge une commune dans le chaos

L’installation non autorisée de ces caravanes sur un terrain privé a suscité des réactions hostiles dans cette commune impactée par des tensions récurrentes avec les gens du voyage.

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À Château-Gaillard, dans l’Ain, à proximité de Lyon, près de 200 caravanes des gens du voyage se sont installées mardi 10 juin, provoquant une onde de choc dans la commune. Le convoi provenait d’Anthon, en Isère, où leur arrivée mouvementée s’était soldée par des violences, blessant le maire de la commune.

Gens du voyage : tensions près de Lyon après l’arrivée de près de 200 caravanes à Château-Gaillard

La présence de quelque 200 caravanes de gens du voyage continue de susciter de vives réactions dans l’Ain.

Comme il a été précisé plus haut, le groupe itinérant, composé de plusieurs familles, s’est installé à Château-Gaillard, près de Lyon, en fin de journée, mardi 10 juin.

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Il provenait d’Anthon, une commune de l’Isère voisine, où l’arrivée du groupe avait déjà créé de fortes tensions.

Le maire, Cédric Camp, y avait été blessé en tentant de s’opposer à leur installation dans un terrain de sa municipalité.

Dans la foulée, l’édile de Château-Gaillard, à environ 30 minutes de là, a également exprimé son intention de faire expulser les occupants, selon les informations d’Actu Lyon.

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Mais un compromis a été trouvé in extremis. Ce qui est plutôt rare dans toutes les affaires d’occupation illégale impliquant les gens du voyage.

Un accord trouvé entre la propriétaire et les gens du voyage pour éviter l’évacuation

D’après les autorités contactées par nos confrères, trois jours après cette occupation illégale, soit le vendredi 13 juin 2025, le maire a effectivement sollicité la préfecture pour lancer une procédure d’évacuation. Toutefois, un accord a été conclu entre le groupe et la propriétaire du terrain occupé.

« La préfecture se tient toutefois prête à engager la procédure administrative d’évacuation forcée si cet accord était remis en cause », précisent en effet les services de l’État.

Le maire d’Anthon choqué : deux suspects relaxés

Toujours sous le choc, le maire d’Anthon revient sur l’agression dont il dit avoir été victime lors des événements.

Deux hommes poursuivis pour ces violences ont été jugés en comparution immédiate vendredi dernier, mais ont été relaxés.

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« C’étaient mes agresseurs mais ils ont été acquittés faute de preuve suffisante pour les identifier », déplore-t-il dans les colonnes d’Actu Lyon.

« Le juge a pourtant reconnu que j’ai été agressé. J’ai un affaissement de la colonne et encore des bleus partout. » Un troisième prévenu doit être jugé en novembre pour des faits d’outrage.

Plusieurs procédures d’expulsion déjà engagées dans l’Ain

Selon la préfecture de l’Ain, treize procédures administratives d’évacuation ont déjà été mises en œuvre depuis le début de l’année 2025 contre des installations illicites.

Dans certains cas, des solutions temporaires ont pu être trouvées grâce à des accords entre propriétaires de terrains et occupants illégaux concernés.

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D’autres fois, les autorités ont redirigé les caravanes vers des aires de grand passage, des installations prévues à cet effet en lien avec les collectivités locales.


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