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Dimanche 1er juin, une importante communauté de gens du voyage a pris possession, sans autorisation, du terrain attenant au CEPAJ (Centre d’enseignement professionnel et d’accueil des jeunes) de Saint-Genis-Laval, situé chemin de Bernicot. Environ 85 caravanes, venues de Grigny, se sont installées en fin de journée dans le champ du centre de formation.
Occupation illégale à Saint-Genis-Laval : un centre professionnel envahi par 85 caravanes
L’installation illicite a été immédiatement dénoncée par la mairie de Saint-Genis-Laval. La maire, Marylène Millet, a exposé la situation et fait part de son inquiétude sur les réseaux sociaux dès dimanche soir.
« Comme de nombreux maires confrontés à ce genre de problématiques, j’exprime un profond désarroi face aux occupations illicites de terrains par des gens du voyage« , mentionne l’édile.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?« Nous sommes confrontés à un sentiment d’impuissance, et face à des procédures juridiques longues et inadaptées. D’autant que parfois les propriétaires ne portent pas plainte et que nous ne pouvons pas alors faire intervenir la force publique », déplore-t-elle.
Deux adjoints se sont rendus sur place pour dialoguer avec les représentants de la communauté des gens du voyage. Ces derniers ont expliqué qu’ils n’avaient pas d’autre solution puisque l’aire d’accueil de Montagny était, selon leurs dires, non disponible.
Départ volontaire des gens du voyage
« Pourtant les gendarmes avaient bien constaté que l’aire d’accueil de Montagny était vide », confie-t-elle auprès de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
Alors que le CEPAJ devait rouvrir ses portes lundi matin pour accueillir une centaine d’élèves et encadrants, les gens du voyage ont quitté les lieux de leur propre chef.
Direction Vernaison : un nouveau terrain occupé sans autorisation
Peu après leur départ de Saint-Genis-Laval, les 85 caravanes ont trouvé refuge à quelques kilomètres, sur un terrain de football à Vernaison, appartenant à la commune, mais situé sur le territoire de Solaize.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsLà encore, il s’agit d’une installation illégale. Les gens du voyage ont forcé l’accès. « Ils ont cassé les cadenas, découpé les grillages et démonté les barrières », raconte auprès d’actu Lyon, Julien Vuillemard, maire de Vernaison.
Julien Vuillemard s’est opposé dans un premier temps à ce campement sauvage, mobilisant sa police municipale. Face aux embouteillages monstres provoqués sur le pont de Solaize, il a finalement cédé.
L’élu a néanmoins porté plainte pour dégradations, se disant profondément affecté par cette situation : « Qui va payer ? Qui va gérer ? Je demande réparation sur les grillages démontés et le portail ».
« Tout le monde s’en fiche. »
« J’attends toujours que la Métropole et que l’État se mobilisent pour trouver une solution. Ce terrain à d’autres usages que d’accueillir un camp de gitans, c’est un parking pour le restaurant. », ajoute-t-il.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageurs« Je suis un peu en colère, admet l’édile. On est vraiment à proximité, au front, en tant que maire(…)J’ai l’impression que tout le monde s’en fiche. » Un sentiment partagé par Marylène Millet.

