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Une centaine de caravanes des gens du voyage bloquent les terrains du SR Colmar, fraîchement promu en National 2. Le club redoute une préparation bâclée et des conséquences sur sa saison. La situation est critique à deux semaines de la reprise.
Les caravanes des gens du voyage sème le trouble sur le terrain de foot à Colmar
Pour la troisième année consécutive, le SR Colmar se retrouve privé de terrain d’entraînement à cause des gens du voyage. Une centaine de caravanes de la communauté a pris place sur les terrains annexes du Stadium, le 22 juin dernier.
Ce nouvel épisode survient à moins de deux semaines de la reprise de la saison prévue le 7 juillet. De quoi inquiéter fortement les dirigeants du club promu en National 2.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?« Les terrains du SR Colmar sont actuellement occupés par les gens du voyage, rendant impossible quelconque entraînement(…) Sachant que les périodes d’entraînement de beaucoup de clubs reprennent dans peu de temps, le club va-t-il pouvoir commencer sa saison en toute tranquillité ? », peut-on lire sur la page Facebook du Football national, le média indépendant traitant du National 1, 2 et 3.
Les efforts de sécurisation entrepris après les précédentes occupations n’ont visiblement pas eu l’effet escompté.
Les gens du voyage sont tout de même parvenus à accéder au site en déplaçant des blocs de béton de plus d’une tonne en passant par le portail destiné aux engins d’entretien. Une brèche suffisante pour réinstaller leur campement sur les deux aires de jeu du Stadium.
Marc Nagor, coprésident du club, ne cache pas sa lassitude : « C’est un sketch ! C’est la troisième année de suite que ça arrive. J’accuse un peu le coup. »
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsUne déclaration qui en dit long sur le sentiment d’impuissance du club face à cette situation devenue récurrente.
100 000 euros de dégâts en 2024
Grillages découpés, pelouses dévastées, plots déplacés, et un chapiteau dressé directement sur la pelouse, brûlant une partie du terrain… « L’an passé, se rappelle-t-il amèrement, les terrains avaient été ravagés, il avait fallu trois mois pour les refaire. ». Cette installation sauvage avait causé plus de 100 000 euros de dommages.
Cette année encore, la direction du club craint de devoir improviser. En 2024, les entraînements avaient dû être déplacés dans d’autres infrastructures, à Widensolen ou dans des stades de communes voisines. « Cela va aussi pénaliser nos 300 jeunes licenciés », regrette Marc Nagor.
Une mairie impuissante face au manque d’aires de grand passage
Du côté de la municipalité, Barbaros Mutlu, adjoint aux Sports, reconnaît une situation difficile : « On est vraiment désolés(…) Mais on a fait tout ce qu’on pouvait sans aire de grand passage dans le nord du Haut-Rhin. »
L’élu affirme avoir échangé avec les responsables du camp, une communauté évangélique venue de la région de Tours.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageurs« Ils se sont engagés à partir le dimanche 29 juin et de tout nettoyer. Ils m’ont aussi garanti qu’ils n’installeraient pas le chapiteau sur le terrain », indique-t-il, en référence à l’incident de l’an dernier.
Une saison tombée à l’eau ?
Avec une reprise programmée dans quelques jours, le SR Colmar s’inquiète de ne pas pouvoir récupérer ses installations à temps. Même si le départ est annoncé, les responsables du club redoutent de nouveaux dégâts.
Le club, tout juste remonté en N2, n’ont qu’à espérer qu’ils tiennent parole, et que cette nouvelle occupation sauvage ne laissera pas derrière elle un terrain une fois de plus inutilisable.

