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Depuis le 19 mai 2025, la commune de Pusignan, située près de Lyon, a une nouvelle fois fait l’objet d’une occupation illégale de son terrain de rugby. Plus de 100 caravanes de gens du voyage, appartenant à un groupe évangéliste venu du nord de la France, se sont installées sur le terrain du club Réel XV, privant les jeunes sportifs de leurs entraînements. Ce type d’envahissement n’est pas une première : c’est la troisième fois en trois ans que cette situation se produit, à la même période.
Une situation devenue intenable pour le club de rugby
Les caravanes sont entrées par le parking de l’Odyssée, tout proche, en découpant un grillage pour accéder directement aux terrains, propriétés de la commune. Depuis, elles occupent l’intégralité de la pelouse, empêchant toute activité sportive.
Pour André Roibet, vice-président du club Réel XV, c’est un nouveau coup dur. Il ne cache d’ailleurs pas son ras-le-bol face à ces occupations illicites qui perturbent chaque année la vie du club :
« C’est la 3e fois que notre terrain est envahi en 3 ans. On a besoin de nos terrains pour la fête du club, et on prive 160 gamins de leurs activités sportives. »
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsEn mai 2024, le terrain avait déjà été occupé par près de 400 personnes, entraînant l’annulation d’un événement caritatif. Cette année encore, l’organisation de la fête du club pourrait en pâtir.
« Il existe des aires d’accueil et elles ne sont pas utilisées, regrette-t-il. On est coincés entre la préfecture, la CCEL et la municipalité ! On n’a pas vocation à cela ! », monte au créneau le dirigeant.
Le maire de Pusignan excédé face au manque de solutions
La maire de Pusignan, Anita Di Murro, déplore leur impuissance face à ce problème : « On est démunis face à ces occupations. Il existe deux aires d’accueil à proximité. L’une sur la commune de Villette, sans raccordement d’eau, l’autre à Saint-Bonnet de Mure, mais que les Évangélistes n’ont pas voulu occuper, car en mauvais état ! »
Pour la mairie, c’est un « casse-tête juridique », rapporte Le Progrès. Des sanitaires ont été dégradés, la pelouse est abîmée, et le grillage a été sectionné pour entrer sur le site.
Un départ prévu, mais des tensions persistantes
Les gens du voyage ont promis un départ pour le dimanche suivant, tout en s’engageant à nettoyer les lieux et dédommager les dégradations. Toutefois, les élus restent sceptiques.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursLe groupe évangéliste s’est justifié :
« L’aire de St Bonnet n’était pas en état (…) Nous sommes des citoyens français, artisans, on paye des impôts et on a droit à des aires propres et aménagées. »
Un appel à l’État pour faire respecter la loi
Face à la répétition des faits, la députée RN Tiffany Joncour a réagi : « Ces occupations dérangent la vie locale et créent un climat d’insécurité. Ce n’est pas aux communes de subir et de payer. L’État doit faire respecter la loi. »

