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Le 15 juin dernier en fin d’après-midi, un convoi d’environ 170 caravanes, en provenance du Var, a tenté de s’installer illégalement sur le Grand Pré communal de Cabris, un charmant village de l’arrière-pays grassois (Alpes-Maritimes). Les véhicules, identifiés comme immatriculés dans le Vaucluse, avaient été repérés plus tôt sur l’autoroute A8. Face à un important comité d’accueil, les gens du voyage n’ont pas réussi leur coup.
Installation illégale déjouée : 170 caravanes des gens du voyage refoulées dans les Alpes-Maritimes
Arrivés aux abords du terrain communal, les membres du convoi ont trouvé face à eux un important dispositif de sécurité, mobilisé pour prévenir toute intrusion.
Environ 60 gendarmes ont été dépêchés sur place, notamment depuis Grasse et plusieurs pelotons de surveillance et d’intervention du département. Le terrain, qui venait d’accueillir un vide-grenier sous une chaleur accablante, a ainsi été protégé dans le calme.
Sur place, Jérôme Viaud, maire de Grasse et président de l’agglomération du Pays grassois, Nathalie Petit, élue de Cabris, ainsi que les sous-préfets Jean-Claude Geney et Jehane Bensedira ont engagé une médiation avec les représentants des gens du voyage et leurs médiateurs associatifs.
« Force est restée à la loi »
« Après plusieurs heures de négociations, la situation a été résolue sans heurts. Force est restée à la loi, et le convoi a quitté les lieux », félicite Jérôme Viaud.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsAux alentours de 21h, escorté par les motards de l’escadron départemental de sécurité routière, les caravanes ont quitté les lieux en direction du péage du Capitou, pour revenir vers le Var, d’où il était parti. Aucune violence, menace, ni dégradation n’a été constatée durant l’opération.
Dans les Alpes-Maritimes, des terrains privés réquisitionnés pour accueillir des caravanes de gens du voyage
Cet énième épisode ne fait que mettre une fois de plus en lumière le manque d’aires de grand passage dans les Alpes-Maritimes, un département qui, bien que concerné par la loi Besson de 2000, ne dispose d’aucune aire conforme à cette obligation.
Chaque année, la préfecture procède à des réquisitions de terrains privés ou communaux, souvent contre l’avis des élus locaux.
4 hectares de terrains ont été réquisitionnés cette année pour l’accueil de 120 caravanes à Saint-Laurent-du-Var, malgré l’opposition du maire.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursN’ayant pas le choix, le maire de Saint-Laurent-du-Var demande au préfet d’« assurer la sécurité des Laurentins pendant tout l’été ».
« Le préfet a annoncé la mise en place du principe d’alternance, dont le but est de ne pas faire porter sur les mêmes collectivités la charge de l’accueil deux années d’affilée », explique la préfecture des Alpes-Maritimes auprès de France 3.

