Anthon (Isère) : que sont devenus les gens du voyage après avoir blessé le maire en forçant l’entrée du stade communal ?

Trois membres de la communauté des gens du voyage sont actuellement placés en garde à vue. Voici ce que l’on sait des principaux chefs d’accusation retenus contre eux.

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Trois individus issus du groupe de gens du voyage ayant occupé illégalement le stade de football d’Anthon (Isère) le lundi 9 juin dernier ont été placés en garde à vue, selon une source citée par Le Dauphiné Libéré. Cette mesure fait suite à l’agression du maire, violemment pris à partie alors qu’il tentait d’empêcher leur installation.

200 caravanes forcent l’entrée du stade d’Anthon (Isère)

Pour rappel, le lundi 9 juin 2025, en milieu d’après-midi, près de 200 caravanes appartenant à une communauté de gens du voyage ont pénétré de force sur le stade de football d’Anthon, un petit village de l’Isère, pour s’y établir sans autorisation.

Informé très rapidement de l’arrivée des intrus, le maire Cédric Camps s’est rendu immédiatement sur les lieux et tente de s’interposer pour bloquer le passage. Interrogé par une équipe du Dauphiné Libéré, l’élu revient sur la scène qui a conduit à sa blessure :

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« J’étais à côté du stade quand j’ai appris que des caravanes arrivaient en masse. Plusieurs membres de la communauté ont fracturé la clôture du côté du terrain du Sypenoi [le syndicat de production des eaux au nord-ouest de l’Isère, NDLR] pour pouvoir ensuite entrer sur le stade. »

Le maire d’Anthon violenté

Il poursuit : « Je suis arrivé juste avant eux. Je me suis allongé devant les caravanes pour qu’elles ne passent pas. » Cette action radicale n’a pas du tout eu l’effet que le premier magistrat de la ville souhaitait.

Après avoir éliminé tous les obstacles qui les empêchaient de pénétrer à l’intérieur du stade municipal d’Anthon, « plusieurs membres de la communauté m’ont saisi, ils m’ont soulevé, m’ont tenu fermement à quatre ou cinq, puis ils m’ont jeté à terre plus loin« , détaille le maire. Et de préciser : « En tombant, je me suis écorché le bras et la main sur la clôture. »

 Trois membres de la communauté des gens du voyage en garde à vue après l’agression du maire d’Anthon

Si les caravanes ont fini par quitter le site, une zone protégée du réseau écologique européen Natura 2000, sans faire trop de vagues dans la soirée du mardi 10 juin 2025, l’affaire ne s’est pas close là.

Selon toujours nos confrères du Dauphiné Libéré, trois d’entre eux, formellement identifiés, ont été convoqués le mercredi 11 juin à la gendarmerie de Pont-de-Chéruy.

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À leur arrivée, ces membres des gens du voyage faisant partie du groupe qui a occupé illégalement le stade d’Anthon ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour violences et menaces sur une personne dépositaire de l’autorité publique, dégradations et installation illégale en réunion sur un terrain privé.

Les auditions se sont poursuivies ce jeudi 12 juin, et une confrontation avec le maire d’Anthon agressé pourrait être organisée par la suite. Affaire à suivre…


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