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Dans l’Aude, une trentaine de caravanes appartenant à des gens du voyage a pris possession dimanche dernier d’un terrain communal de Coursan situé à proximité de la station d’épuration. Cette occupation illégale de gens du voyage est jugée inacceptable par le maire Édouard Rocher, qui déplore des dégradations sur le site et réclame une intervention rapide des forces de l’ordre via un arrêté d’expulsion. Retour sur les faits et la procédure engagée.
Occupation illégale d’un terrain municipal à Coursan : une trentaine de caravanes installées
Encore une nouvelle situation d’occupation illégale des gens du voyage. Le dimanche 25 mai 2025, une trentaine de caravanes de gens du voyage a pris place sans autorisation sur le terrain communal jouxtant la station d’épuration de Coursan.
Selon le maire Édouard Rocher, cette installation sauvage s’est accompagnée de « dégradations » : accès forcés et branchements illicites à l’eau et à l’électricité.
Sur place, il a même tenté de « barrer l’accès » en se postant avec son propre véhicule, en compagnie de deux conseillers municipaux déjà mobilisés.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?« Nous avons refusé toute forme de négociation, entre intimidation et menace. Nous avons informé les gens du voyage que je sollicitais par arrêté la force publique », rapporte-t-il.
Tentant de relever les plaques d’immatriculation, le premier magistrat de la ville s’est heurté à des véhicules partiellement masqués.
Une atteinte à l’ordre public selon le maire : la préfecture saisie
L’édile a pris personnellement en charge ce dossier. Le même soir, il a signé un arrêté municipal demandant l’intervention des forces de l’ordre, transmis en préfecture — première étape avant l’émission effective d’un arrêté d’expulsion.
« Le Grand Narbonne, après cinq ans de concertation, a mis en service une aire de grand passage à Narbonne, conforme au schéma départemental. Coursan respecte donc pleinement ses obligations. L’occupation est illégale. Le cadre juridique est clair. Le terrain ne peut être utilisé sans autorisation », insiste le maire, dénonçant « une atteinte à l’ordre public » plutôt qu’une simple incivilité.
Édouard Rocher attend désormais une réponse ferme des autorités compétentes pour que « cette occupation illégale soit traitée avec la fermeté nécessaire, dans le respect du droit ».
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsLe lendemain, le lundi 26 mai, il précisait qu’il restait sur place afin de recueillir les identités des personnes concernées.
Procédure en cours : vers une évacuation encadrée par les forces publiques
Le lundi 26 mai, le cabinet de la préfecture de l’Aude a confirmé avoir pris attache avec le maire de Coursan.
Conformément à la procédure pour faire cesser une occupation illégale d’un terrain communal, Édouard Rocher a saisi la préfecture, qui mandate l’intervention de la gendarmerie pour dresser un procès-verbal d’occupation.
Cette étape doit précéder la publication d’un arrêté de mise en demeure ou d’un arrêté d’expulsion.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursSi, 48 heures après l’arrivée des caravanes, le terrain demeure occupé, la force publique sera requise pour procéder à l’évacuation définitive.

