Stationnement de camping-car : votre voisin peut-il le laisser devant chez vous toute l’année ? La réglementation expliquée

Votre voisin monopolise la rue avec son énorme camping-car, garé en permanence devant chez vous : le stationnement du véhicule de loisir obstrue votre vue toute l'année. Mais est-ce vraiment légal ? La réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît. Voici ce que vous devez absolument savoir avant de vous lancer dans un conflit de voisinage.

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Stationnement de camping-car : votre voisin peut-il le laisser devant chez vous toute l’année ? La réglementation expliquée

Est-il possible de stationner un camping-car de façon permanente sur la voie publique, ou existe-t-il des règles spécifiques à respecter ? Une lectrice du quotidien Ouest France s’interroge justement sur la question : « Est-ce que mon voisin d’en face a le droit de laisser son camping-car sur le trottoir devant chez moi toute l’année » ?

Les règles du Code de la route restent les mêmes pour les conducteurs de camping-cars que ceux de véhicules classiques. Cependant, dans certains cas, des arrêtés municipaux peuvent être pris par les maires ou préfets pour interdire le stationnement à certaines heures ou réglementer l’usage de la voirie en zone urbaine.

Ces restrictions sont généralement signalées par des panneaux à l’entrée des communes. Sinon, il est conseillé de se renseigner directement auprès de la mairie pour connaître les règles en vigueur.

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La réglementation sur le stationnement des camping-cars est donc bien claire : en tant que véhicule, un camping-car peut être garé sur la voie publique, mais seulement pour une durée maximale de sept jours consécutifs.

Votre véhicule de loisir ne doit en aucun cas gêner la circulation des voitures ou des piétons, ni masquer les panneaux de signalisation ou les feux de circulation.

Attention amende !

« Est considéré comme abusif le stationnement ininterrompu d’un véhicule en un même point de la voie publique ou de ses dépendances, pendant une durée excédant sept jours ou pendant une durée inférieure, mais excédant celle qui est fixée par arrêté de l’autorité investie du pouvoir de police. », selon l’article R417-12 du Code de la route.

Au-delà, vous vous exposez à une amende de deuxième classe d’un montant forfaitaire de 35 euros.

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« Lorsque le conducteur ou le titulaire du certificat d’immatriculation (carte grise) est absent ou refuse, malgré l’injonction des agents, de faire cesser le stationnement abusif, l’immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3. », souligne encore le texte.

Camping-car sur une propriété privée : quelles démarches à suivre ?

Si le camping-car est stationné sur une propriété privée, comme devant une maison, la situation change. Dans ce cas, aucune restriction particulière n’est en place, sauf si le camping-car est immobilisé plus de trois mois. Dans ce cas, une déclaration à la mairie est nécessaire.

Pour les terrains en copropriété, il faut consulter le règlement de la copropriété avant de stationner. « Dans le cas où vous désirez stationner sur un terrain privé dont vous n’êtes pas le propriétaire, l’accord de ce dernier est indispensable. Vous pouvez rester en stationnement durant 3 mois par an, consécutifs ou non, sur le terrain d’autrui », selon les précisions de la Matmut, mutuelle d’assurance.


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