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Les campings français en voie de disparition ? L’inquiétude grandit chez les professionnels comme chez les vacanciers. De nouvelles réglementations pourraient bouleverser tout un mode de vacances et remettre en cause l’avenir de ce secteur emblématique.
Camping en danger ? Ces contraintes pourraient changer pour vos séjours en plein air…
Malgré une «saison record» en 2023, les campings français sont loin de se porter à merveille.
La Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA) tire la sonnette d’alarme : le secteur est entré dans une période de fragilisation préoccupante. Une menace sérieuse pèse sur l’avenir des campings en France.
À lireCamping-car : les retraités restent les plus grands adeptes de ce mode de transport, « À notre âge, confort avant tout »Avec 141 millions de nuitées réservées en 2024, l’hôtellerie de plein air dépasse largement les hôtels traditionnels. Le camping reste également très apprécié : près de 80 % des Français en ont une image positive. Pourtant, le nombre de campings ne cesse de diminuer.
En vingt ans, l’Hexagone a perdu environ 20 % de ses campings. On comptait plus de 9 000 terrains en 2000, contre seulement 7 400 aujourd’hui. « La France a perdu près de 1 600 campings », chiffre la FNHPA.
Pire encore, en 2023, près de 3 000 petits campings étaient menacés de fermeture, faute de rentabilité. Une contradiction étonnante au vu des performances du secteur.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?Si aucune solution n’est trouvée, « ce sont 2000 campings qui seront rayés de la carte », estime auprès du Figaro, Nicolas Dayot, le président de la FNHPA.
Les causes profondes de cette menace
Selon la FNHPA, cette disparition progressive est due à trois facteurs principaux, à savoir des « contraintes environnementales » de plus en plus strictes ; des « aléas climatiques » ainsi que des réglementations trop rigides, « qui bloquent toute création de nouveaux établissements et limitent la capacité des campings à s’adapter aux évolutions du marché.»
Va-t-on vers la fin des campings en France à cause de ces réglementations ? Force est de constater que ces contraintes poussent de nombreux exploitants à jeter l’éponge.
«Depuis dix ans, la fréquentation des régions de la moitié nord augmente plus que celle des régions de la moitié sud. C’est en partie lié au dérèglement climatique », ajoute le président de la FNHPA.
Des conséquences lourdes pour le tourisme et les vacanciers
La disparition progressive des campings en France pourrait avoir un impact majeur sur l’attractivité touristique du pays, particulièrement pour les familles modestes. Le camping reste l’un des derniers modes de vacances accessibles à tous.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsD’après une étude Ifop de 2025, relaie JDN, « 79 % des Français considèrent que le camping permet aux personnes en difficulté financière de partir en vacances ».
Pour près de la moitié des campeurs, c’est même ce mode d’hébergement qui leur a permis de partir pour la première fois. Chez les bénéficiaires d’aides au départ, ce chiffre atteint jusqu’à 65 %.
Quelles solutions pour éviter la disparition des campings ?
Face à cette situation, la FNHPA tente de réagir. En collaboration avec la Banque des Territoires, elle a lancé un plan de soutien pour sauvegarder les petits campings.
Chaque établissement retenu bénéficiera d’un accompagnement personnalisé et d’une aide de 15 000 euros pour amorcer sa transformation.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursMais sans un assouplissement des contraintes réglementaires, ces efforts risquent d’être insuffisants. La France est aujourd’hui le seul pays d’Europe où le nombre de campings recule, malgré une demande croissante.

