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Ces centres-villes qui déclarent la guerre aux camping-cars, les habitants ne veulent plus en voir à cause des « nuisances » de toutes sortes — beaucoup se plaignent même de « pollution visuelle » !
Une guéguerre qui ne date pas d’hier !
Ces guéguerres entre riverains et camping-caristes sont aujourd’hui monnaie courante. Dans certaines communes, les camping-cars sont tout bonnement indésirables. C’est du moins le cas à Grandvilliers dans l’Oise ainsi qu’à La-Charité-sur-Loire dans la Nièvre.
Si les camping-caristes aiment se réveiller dans un décor de carte postale, ils sont aussi devenus le cauchemar de nombreux habitants. Les arrêtés municipaux interdisant l’accès aux camping-cars se multiplient de plus en plus.
« Nuisances », « pollution visuelle » : ces villes qui ne veulent plus voir de camping-cars
Cela n’empêche toutefois pas certains élus à vouloir agrandir certaines aires de camping-car, à l’instar de Frédéric Douchet, maire de Grandvilliers, qui souhaite de passer de «trois emplacements actuellement à vingt ».
Un projet qui n’a pas été du goût de tout le monde lors du conseil municipal du 11 mars. « Il faut se mettre à la place des riverains, autant de touristes en centre-ville, ça peut gêner », réagissait d’emblée la conseillère Hélène Jourdain.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?« J’habite à côté de l’aire de camping-car et avec 20 emplacements, on s’attend à des nuisances », assure cette dernière. Elle fait non seulement allusion aux bruits et éventuelles odeurs de « barbecue », mais aussi à un engorgement de la circulation.
Selon la conseillère, la chaussée de la place de la Cense est trop étroite pour accueillir des véhicules « de plus en plus gros ».
Outre ces nuisances, un autre conseiller déplore une « pollution visuelle », relaie Le Réveil — pour toutes ces raisons, plusieurs villes ne veulent plus voir de camping-cars.
L’élu qui y voit un investissement rentable, a proposé que : « les barbecues (y sera) interdits. On va planter une haie pour que la pollution visuelle soit amoindrie », ajoute-t-il. Et puis, les camping-caristes sont généralement des retraités à la recherche d’un endroit calme. Je ne pense pas que le bruit soit un problème », estime Frédéric Douchet.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsL’argument n’ayant pas réussi à convaincre le conseil, il indique vouloir plus de temps pour y réfléchir et penser à d’autres options pour accueillir les voyageurs.
“Je veux faire capoter le projet”
La Charité-sur-Loire dans la Nièvre a récemment présenté son projet de réhabiliter une aire obsolète lors d’une réunion publique avec les commerçants et les habitants.
“Je veux tout faire pour faire capoter le projet”, affirme un riverain, refusant de perdre sa vue sur la Loire.
Les mêmes problèmes surviennent : les nuisances sonores et la pollution visuelle expliquant pourquoi ces villes ne veulent plus voir de camping-cars dans les parages, notamment dans une zone naturelle comme l’île du Faubourg, quai Romain-Mollot.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageurs“Je trouve dommage de ne pas valoriser davantage le côté nature. Est-ce bien de concentrer ainsi les camping-cars ?”, s’interroge une habitante, cité par le Journal du Centre.

