Habiter en mobil-home ou en caravane : un mode de vie « mal vu » ?

Ces Toulousains qui vivent en mobil-home ou caravane malgré les préjugés !

Analyse IAavec
Voir le sommaire Ne plus voir le sommaire

Face à la crise du logement, de plus en plus de Français de la classe moyenne n’ont d’autre choix que d’habiter en mobil-home ou en caravane — Un mode de vie qui reste encore très « mal vu ». Témoignages.

Une option qui fait de plus en plus d’adeptes !

Avec la crise de l’habitat et l’envolée de prix des loyers, de plus en plus de Français se tournent vers des solutions alternatives comme le fait d’habiter dans un mobil-home ou dans une caravane, souvent par nécessité — Une façon de vivre qui reste « mal vu » par une grande partie de la société. Et qu’en est-il de ceux qui ont fait ce choix ?

À Toulouse, comme dans de nombreuses autres régions, des familles choisissent de vivre dans des caravanes ou des mobil-homes, souvent à contre-cœur, faute de pouvoir s’offrir un logement classique.

À lireDordogne : Un gérant suspecté de vendre 70 camping-cars sans payer les propriétaires

Un couple rapporté par La Dépêche du midi, par exemple, a opté pour cette solution plutôt que d’être confronté à la difficulté d’obtenir un logement dans la région.

« On savait que ça allait être une galère, alors on n’a même pas essayé de chercher un logement en arrivant dans la région », confie « le couple qui vit dans une caravane ».

« Notre dossier affichait plus de 5 000 euros de revenus mensuels, et malgré ça, certains propriétaires faisaient la moue, alors que le loyer était seulement de 900 euros », regrette-t-il.

À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-cars

En attendant de trouver un appartement qui leur convienne, il loue un emplacement dans un camping pour 450 euros par mois.

Ils n’ont pas hésité à falsifier certaines pièces de leur dossier locatif pour améliorer leurs chances, une pratique qu’ils estiment courante, même si cela n’a pas eu l’effet escompté. Le couple a finalement décroché un bien répondant à leurs attentes. Il s’apprête d’ailleurs à y emménager.

« On l’a largement amorti avec tout ce qu’on n’a pas payé en loyer »

Solène, quant à elle, a choisi de vivre dans un mobil-home sur le long terme, après avoir constaté l’inaccessibilité des logements décents dans son budget. Elle et son compagnon ont investi dans un mobil-home moderne, avec une isolation de qualité et un aménagement adapté.

« On l’a acheté 13 000 euros, et en deux ans, on l’a largement amorti avec tout ce qu’on n’a pas payé en loyer« , explique-t-elle.

Habiter en mobil-home ou en caravane : un mode de vie toujours aussi « mal vu » ?

Pour Solène, l’option mobil-home lui convient parfaitement, bien loin de l’image vieillotte et précaire que l’on associe souvent à ce mode de vie. Toutefois, admet-elle, cette solution n’est pas sans contraintes. Le regard des autres constitue un vrai obstacle, notamment avec la scolarisation de sa fille en septembre prochain.

À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.

« Je sais que dans l’imaginaire collectif, vivre comme ça, c’est mal vu. Mais nous, on est heureux comme ça », assure-t-elle auprès du média. Au moins, elle est « propriétaire de son logement, même s’il s’agit d’un mobil-home ».


Partagez cet article maintenant !