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À Hésingue, la tension est montée d’un cran le lundi 8 septembre dernier sur le parking de La Comète. Alors qu’un groupe de gens du voyage cherchait à s’installer sans autorisation, les autorités, alertées à temps, ont tenté de s’interposer, et l’échange a immédiatement dégénéré. Pris à partie, le maire a annoncé déposer plainte, tandis qu’un agent municipal a lui aussi été victime d’agression. Les faits.
Violente altercation à Hésingue : le maire pris à partie par des gens du voyage saisit la justice
Lundi 8 septembre, une violente confrontation a éclaté sur le parking de La Comète, à Hésingue (Haut-Rhin). Un groupe de gens du voyage a tenté d’occuper de force, sans aucune autorisation, l’espace situé devant l’espace culturel de la commune.
Très rapidement, de nombreux éléments des forces de l’ordre, dont deux policiers et près d’une vingtaine de gendarmes, ont été mobilisés pour empêcher cette installation jugée illégale.
Le maire, Gaston Latscha, présent sur place, affirme avoir été insulté, menacé et bousculé en tentant de barrer l’accès à ce terrain communal. Un agent de sa municipalité a également été blessé par un petit poteau projeté contre lui.
À lireCamping-car : les retraités restent les plus grands adeptes de ce mode de transport, « À notre âge, confort avant tout »Hospitalisé, il a pu sortir dès le lendemain, mais avec trois jours d’arrêt de travail. Face à ces violences, l’élu a décidé de déposer plainte pour agression physique et verbale.
Cette tension survient après l’évacuation, la veille au soir, de 150 caravanes de gens du voyage installées sur le parking d’un ancien Intermarché situé entre Saint-Louis et Hésingue.
Si une partie des groupes a quitté les lieux, d’autres se sont dispersés dans les communes voisines. L’un d’entre eux a choisi de se diriger vers le parking de La Comète, provoquant cette violente altercation avec la municipalité.
« Ils voulaient renverser le véhicule »
« On n’a pas été étonnés, parce qu’on savait qu’ils s’étaient rassemblés à Saint-Louis », affirme le maire d’Hésingue. « On a quand même été surpris de ne pas avoir été informés qu’ils allaient devoir partir lundi », explique-t-il.
Et de poursuivre : « C’est la grande surprise puisqu’à Saint-Louis, ils étaient plus de 150 ». Selon le premier magistrat de la commune, d’autres communes de l’agglomération seront prochainement confrontées à l’arrivée massive de caravanes.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?Le maire, revenant sur la confrontation avec les gens du voyage, décrit deux séquences : une première phase tendue avec insultes et provocations alors que les forces de l’ordre bloquaient l’accès, suivie d’une seconde où un véhicule a tenté de forcer le passage en déplaçant les blocs de béton.
Il précise : « Je me suis mis devant le véhicule avec un gendarme. Puis, le véhicule a avancé et nous a poussés ». L’automobiliste n’aurait stoppé sa progression que lorsque plusieurs gendarmes se sont interposés.
La situation s’est ensuite aggravée malgré la présence massive des forces de l’ordre. Le maire affirme que des individus ont bousculé son véhicule avant de tenter de le faire basculer.
« Ensuite, ils ont secoué le véhicule, ils voulaient le renverser », détaille-t-il. Les gendarmes ont alors demandé à l’élu de s’éloigner pour sa sécurité.
Une plainte déposée et une condamnation des autorités
Le lendemain, mardi 9 septembre, Gaston Latscha a confirmé avoir porté plainte contre les gens du voyage. L’agent communal blessé devrait également saisir la justice.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsEt d’expliquer : « Ça va de plus en plus loin et un jour, il y aura peut-être pire, alerte le maire. C’est maintenant qu’il faut essayer de réagir. Parce que tôt ou tard, il y aura peut-être une arme qui sera sortie. Et ça, on peut l’éviter ».
Dans un communiqué, la préfecture du Haut-Rhin a condamné fermement les violences visant le maire et l’agent municipal. Le sous-préfet de Mulhouse, Julien Le Goff, s’est rendu sur place pour rencontrer les élus et chercher une issue.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursUn compromis a finalement été trouvé : vingt caravanes ont été autorisées à stationner sur une partie du parking de La Comète, en contrepartie d’un maintien partiel de l’accès public et de la mise à disposition d’un point d’eau.

