L’expulsion d’une trentaine de caravanes des gens du voyage d’une Zone Natura 2000 se fait toujours attendre

Malgré une décision de justice, 30 caravanes des gens du voyage restent installées sur une Zone Natura 2000 à Bègles. Découvrez pourquoi.

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Depuis le 12 août 2025, une trentaine de caravanes des gens du voyage ont investi le parc des Berges, aux Rives-d’Arcins, entre Bègles et Villenave-d’Ornon, en Gironde. Problème : cette zone, située en bordure de la Garonne, est un espace naturel protégé, classé Natura 2000. Malgré une décision de justice exigeant leur départ « sans délai », les caravanes sont toujours présentes plusieurs semaines après. Pourquoi l’expulsion tarde-t-elle à être appliquée ?

« Cette occupation dérange les commerçants de la zone et a interrompu le chantier d’une piste cyclable  »

Le 28 août 2025, la juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux a donné raison à la Ville de Bègles. Elle a ainsi ordonné l’évacuation immédiate des lieux, considérant que l’installation portait atteinte à un espace naturel protégé et perturbait des projets d’aménagement, notamment le chantier d’une piste cyclable du Réseau vélo express (Reve).

Le maire de Bègles, Clément Rossignol Puech, a salué cette décision et réaffirmé sa volonté de voir les lieux libérés rapidement.

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« Nous souhaitons que cette expulsion soit menée dans les meilleurs délais. Cette occupation dérange les commerçants de la zone et a interrompu le chantier d’une piste cyclable du Réseau vélo express. », expliquait-il auprès du Figaro.

Une décision de justice claire, mais difficile à exécuter

Sauf que malgré l’ordonnance du tribunal, aucune intervention n’a encore eu lieu« Une compagnie de CRS est indispensable pour recourir à la force publique, précise l’édile. Nous attendons le retour du préfet et restons tributaires de ses priorités, compte tenu des effectifs disponibles. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de compagnie de CRS basée en permanence dans la métropole bordelaise», poursuit-il.

Ce manque de moyens entraîne des délais supplémentaires, ce qui explique pourquoi, près de deux semaines après la décision de justice, les caravanes sont toujours installées sur le site.

« Il est essentiel de trouver des solutions pour l’accueil des gens du voyage »

Dans la foulée, Clément Rossignol Puech appelle à la création de plus de terrains d’accueil permanents dans la métropole bordelaise. Aujourd’hui, les aires de grand passage ne sont ouvertes que pour des rassemblements saisonniers.

« Il est essentiel de trouver des solutions pour l’accueil des gens du voyage » pour éviter que ce type de situation ne se reproduise à l’avenir.

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Comme indiqué par le premier magistrat de la commune, près de « 300 à 400 familles circulent régulièrement dans la métropole. Là où il existe des terrains familiaux, la cohabitation se passe bien et les enfants sont scolarisés », ajoute-t-il.


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