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À Angers, un propriétaire découvre une dizaine de caravanes installées illégalement sur son terrain, composé d’entrepôts et d’un parking. Depuis un mois, il tente en vain de les faire expulser.
Il découvre des caravanes sur son terrain à louer et vit un vrai cauchemar
Depuis fin mai, Pierre de Guisti, un Angevin de 67 ans, fait face à une situation complexe : une dizaine de caravanes appartenant à des familles roms se sont installées illégalement sur son terrain privé, situé dans le quartier Monplaisir à Angers.
Un site qu’il venait tout juste de rénover pour le louer. Mais dans la nuit du 27 au 28 mai, les lieux sont investis sans autorisation, après la fracture d’un portail en acier trempé. Depuis, le propriétaire entame un véritable « parcours du combattant » pour tenter de les faire expulser.
Serviettes suspendues aux grillages, tables posées à même le sol, familles à l’abri de la chaleur : le terrain est désormais occupé comme un lieu de vie. Ils sont comme chez eux
, regrette-t-il.
Pierre de Guisti, désemparé, a pourtant tout fait pour négocier. « Je leur ai même proposé de l’argent, ils n’ont pas voulu », confie-t-il auprès du quotidien Ouest France, impuissant face à l’absence de réponse des autorités malgré la présence d’un huissier.
Une communauté installée dans l’agglomération
Les familles concernées font partie de la communauté rom bien présente dans la région angevine. Selon les estimations locales, entre 500 et 600 Roms vivent aujourd’hui dans l’agglomération, notamment à Saint-Barthélemy-d’Anjou, Trélazé, Verrières-en-Anjou et Angers.
La plupart sont originaires de Roumanie et bénéficient du statut de citoyens européens. À ce titre, ils peuvent circuler librement et travailler légalement sur le territoire.
Beaucoup sont employés dans le secteur maraîcher ou viticole, souvent pour des contrats de courte durée. « Sur 500 personnes, il y a au moins 300 personnes qui travaillent », indique Jean-Charles Prono, maire de Loire-Authion et vice-président de l’agglomération en charge du dossier. « Tout le monde est en règle. Les Roms ont des permis de travail. »
Des difficultés d’expulsion persistantes
Pierre de Guisti lutte depuis un mois pour faire partir les squatteurs et ce n’est pas faute d’avoir lancé les procédures nécessaires. La présence des caravanes sur les lieux empêche toute tentative de mise en location du site, pourtant rénové à cet effet. Les démarches pour obtenir l’expulsion sont complexes.
Pour favoriser l’inclusion, un site temporaire d’insertion a été ouvert boulevard Gaston-Ramon, à Angers. Il accueille des familles dans douze bungalows. Un second site est prévu à Nozay. Mais, l’intégration n’est pas simple :
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageurs« Les Roms vivent en communauté et certains sont réticents à l’idée de s’installer dans ce type de logements », précise Jean-Charles Prono.
Il faut également noter que le manque de maîtrise du français pose un problème d’insertion professionnelle ou scolaire, bien que certains enfants soient déjà scolarisés dans l’agglomération.

