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À Marseille, Pierre et Maryse, un couple de septuagénaires, ont été forcés de vivre dans un camping-car pendant plus de deux ans et demi à cause d’un locataire devenu squatteur. Leur maison de l’Estaque, mise en location pour un tour d’Europe, a été occupée illégalement, transformant la vie des retraités en un véritable calvaire.
Après le squat de leur maison à Marseille, ce couple de septuagénaires vit dans leur camping-car
Ils avaient tout prévu sauf ça. Leur locataire, une mère de famille et son enfant de 15 ans, avait décidé de squatter leur maison de l’Estaque, à leur retour chez eux.
Leur tour d’Europe, censé durer plusieurs années, a très vite été écourté par les problèmes de santé de Maryse. Et la tournure des choses est loin d’avoir joué en leur faveur.
À leur retour à Marseille, le couple a découvert que le locataire refusait de quitter le logement, et avait même arrêté de payer le loyer et les charges. Le dernier règlement d’eau, 800 euros, a dû être réglé par les propriétaires eux-mêmes.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différents« Ça fait deux ans et demi qu’elle devrait avoir trouvé un appartement », racontait Pierre à l’époque au micro de BFM Marseille Provence. « On a gagné le procès et elle était expulsable à partir du 14 septembre(2022,NDLR). Elle a demandé une prolongation de six mois pour chercher un logement. Elle fait tout pour retarder l’échéance. »
« Pendant que cette personne était chez moi, on se retrouve à la rue »
Pour éviter d’être totalement à la rue, le couple a dû s’installer dans un camping-car. Maryse raconte : « L’hiver, il faut trouver des places, il faut trouver des aires. Si on trouve des aires avec de l’électricité, c’est mieux. Passer un hiver encore comme ça, pour nous ce n’est pas possible. » Pierre ajoute, amer : « Nous sommes des SDF. »
Pendant presque deux ans et demi, le confinement et les contraintes quotidiennes ont rendu leur vie encore plus difficile. « Pendant que cette personne, elle, était chez moi, tranquille », déplore Maryse.
Le couple souligne qu’ils avaient justement loué leur logement, en vue de le protéger contre une occupation illégale. « Nous avons voulu faire les choses bien, et au final, on se retrouve à la rue ».
« On a enfin récupéré notre maison ! »
L’expulsion a bel et bien été ordonnée par un juge en avril 2022, mais son exécution a été retardée, à cause de la trêve hivernale. Après avoir usé de tous les moyens possibles avec leur avocat Axel Poulain, le couple de septuagénaires est finalement parvenu à récupérer leur maison, le 10 octobre 2022.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursMais le soulagement est mêlé à la colère : la locataire n’a pas entretenu le logement comme promis. « Cela va nous coûter beaucoup de fric, fait-il allusion aux travaux. Là, on nettoie, on nettoie, on nettoie… ».
« Le camping-car, pour l’instant, c’est fini. On partira en vacances avec, assure Pierre. Mais là, ce qui me préoccupe, c’est l’état de ma femme et j’espère que ce retour va la remettre sur les rails. On va essayer de vivre calmement », confie-t-il auprès d’ICI Provence.

