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À quelques jours de la rentrée, l’inquiétude monte à l’École nationale supérieure de matériaux, d’agroalimentaire et de chimie (Ensmac) de Pessac, en Gironde. Depuis fin juin, des caravanes de gens du voyage occupent illégalement les espaces extérieurs du campus. Avec le retour des 300 étudiants ce début septembre, la situation reste préoccupante et l’établissement est sur le qui-vive.
Plusieurs groupes de gens de voyage à Pessac depuis cet été
Selon les responsables de l’école, deux groupes (de gens du voyage, NDLR) ont investi successivement les abords du bâtiment principal, y compris un espace vert protégé.
« Un premier groupe est arrivé fin juin aux abords du bâtiment C. Après le 15 août, un second a fait son apparition sur le bâtiment principal. Ils occupent également un espace vert protégé depuis une quinzaine de jours », précise auprès d’Actu Bordeaux, une responsable de l’Ensmac, école nationale supérieure de matériaux, d’agroalimentaire et de chimie) à Pessac.
À lirePeut-on vraiment acheter un camping-car solaire Dacia à moins de 20 000 € en Europe ?Le 28 août, un secteur voisin, appartenant à l’Enseirb-Matmeca, autre école du campus, a aussi été investi.
Des dégradations et des tensions pour la rentrée
La direction s’inquiète pour la rentrée 2025, qui doit accueillir plusieurs centaines d’étudiants. L’école figure parmi les six écoles d’ingénieurs de Bordeaux INP.
« Nous avons plus de 300 étudiants qui vont arriver, principalement des premières années. Si les choses ne bougent pas, nous allons forcément être gênés », s’inquiète une responsable de l’école d’ingénieur. « Ça crée des nuisances, les abords de l’école sont sales, le parking est dégradé ». La direction redoute une « rentrée chaotique ».
Les tentatives de discussions avec la communauté des gens du voyage n’ont rien donné. Pire, plusieurs dégâts matériels ont été recensés sur le campus : « Nos barrières ont été forcées et démolies. Ils ont coupé des branches d’arbres qui gênaient les caravanes et puis il y a aussi l’utilisation de l’eau et l’électricité où tout sera aux frais du campus. »
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsDepuis plus d’un mois et demi, le campus vit au rythme de cette occupation illégale.
Une rentrée mouvementée pour les étudiants
Pour les étudiants, la rentrée s’annonce particulière. Certains découvriront la vie universitaire avec ses cours, ses travaux de groupe et ses sorties, mais avec un inconvénient inédit : la présence de caravanes sur les terrains de l’école.
« Quelques élèves sont venus nous voir pour se plaindre. Les associations étudiantes ont dû réorganiser tout ce qu’elles avaient organisé, ça perturbe la rentrée », poursuit la responsable de l’école d’ingénieurs.
« Une procédure est en cours pour ordonner leur expulsion, un huissier a été saisi, ainsi que le tribunal judiciaire. On attend qu’une décision soit prise ».
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageurs« Dès que cette décision tombe, réagit Franck Raynal, maire de Pessac, nous exercerons une pression amicale auprès de la préfecture pour qu’elle donne suite à la demande(…) Une fois les caravanes installées, les procédures de sortie demeurent toujours complexes. En pratique, lorsqu’ils comprennent que le préfet s’apprête à ordonner l’expulsion, les gens du voyage partent d’eux-mêmes, sans intervention des forces de l’ordre.»

