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Dimanche 10 août, pas moins d’une trentaine de caravanes de gens du voyage se sont installées dans le parc d’un lotissement à Champigny, dans la Marne, à proximité de la zone commerciale de Reims-Thillois. Avec leurs imposantes caravanes et véhicules, ces voyageurs prévoyaient de rester sur place « une dizaine de jours ». Cependant, leur séjour a été interrompu beaucoup plus tôt grâce à une intervention ciblée des gendarmes.
Expulsion rapide d’un camp de gens du voyage : les gendarmes coupent l’électricité et saisissent les câbles pour libérer le terrain en seulement 48 heures.
Informés de l’installation illégale, les militaires de la compagnie de Reims se sont rendus sur place dès le lendemain. Pour appuyer leur action, ils ont également fait appel aux techniciens d’Enedis afin de couper le courant des branchements sauvages utilisés pour alimenter le campement.
Sous la protection des gendarmes, ces agents ont même saisi une partie des câbles utilisés par les voyageurs. Une mesure décisive pour contraindre les occupants à quitter le terrain.
Certains membres du groupe ont joué les gros durs
Selon L’Union, certaines personnes des gens du voyage ont tenté de résister, assurant qu’ils resteraient sur place même privés d’électricité. Finalement, l’inconfort et la privation de courant l’ont emporté sur leur détermination, et les caravanes ont quitté le site quelques heures plus tard.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsLe parc a été laissé en bon état, et aucune intervention policière supplémentaire n’a été nécessaire. Ces gens du voyage appartiennent à une communauté évangélique participant au grand rassemblement « Vie et Lumière » organisé sur l’ancienne base aérienne de Grostenquin, en Moselle.
L’événement, prévu du 24 au 31 août 2025, accueillera entre 5 000 et 6 000 caravanes, soit environ 15 000 à 25 000 participants selon les jours. Les familles expulsées à Champigny se dirigent donc vers ce rassemblement.
Pas moins de 400 gendarmes mobilisés et 13 km de clôture installés.
Pascal Bolot, préfet de la Moselle, précise que des mesures strictes sont prises pour assurer le bon déroulement de l’événement : « La question de l’eau, la sécurité routière et les salissures. Ce sont les priorités de cette édition.»
« Nous aurons 400 gendarmes par jour pendant ces dix jours, c’est-à-dire trois escadrons et une escouade équestre. Nous aurons des moyens aériens, drones et hélicoptères, qui nous permettront de surveiller d’éventuels débordements(…) », décrit Pascal Bolot. La zone Natura 2000 voisine sera protégée avec l’aide de l’Office français de la biodiversité.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageurs« 70 personnes (seront) quotidiennement présentes dont des pompiers, des volontaires de la protection civile, des médecins et des infirmières et des fonctionnaires de l’ARS pour la qualité de l’eau ». Une clôture de périmètre de 13 km sera également réinstallée pour sécuriser le site.

