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- Petite-Rosselle : des caravanes installées illégalement au Parc Explor Wendel
- Installation illégale des gens du voyage au musée de la Mine ( Petite-Rosselle) : 15 000 € de pertes pour le site touristique
- « Cette situation est insupportable » : le directeur déplore le vide juridique autour de la gestion des installations illégales des gens du voyage
Une nouvelle installation illégale de caravanes, occupées comme souvent par plusieurs familles de gens du voyage, a eu lieu dimanche 3 août aux abords du musée de la Mine de Petite-Rosselle, en Moselle. Plusieurs dizaines de véhicules sont venus grossir un campement déjà conséquent, occupant notamment le parking jouxtant l’espace bien-être du Parc Explor Wendel. Une situation jugée « insupportable » et incontrôlable par le directeur du site, qui déplore des conséquences lourdes sur l’activité touristique. Le point sur la situation.
Petite-Rosselle : des caravanes installées illégalement au Parc Explor Wendel
Dans les prochains jours, la base aérienne de Grostenquin, en Moselle, s’apprête à accueillir le grand rassemblement évangélique annuel des gens du voyage, baptisé « Vie et lumière ». Une perspective qui fait grincer des dents chez certains élus, mais aussi dans le monde agricole.
En parallèle, à une trentaine de kilomètres de là, la commune de Petite-Rosselle fait face à une occupation illégale persistante d’autres groupes de gens de voyage. Depuis plusieurs semaines, des caravanes se sont installées sans autorisation aux abords du Parc Explor Wendel, un site touristique regroupant le musée de la Mine et un espace bien-être.
Pascal Kusior, directeur général du site, ne cache plus son exaspération : « énervé » et « excédé », il tire la sonnette d’alarme face à une situation qu’il juge devenue ingérable.
Installation illégale des gens du voyage au musée de la Mine ( Petite-Rosselle) : 15 000 € de pertes pour le site touristique
« On a une vue sur les caravanes », déplore-t-il. D’après ses estimations, près d’une centaine de caravanes encerclent désormais le parc, à seulement quelques mètres des visiteurs.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsUne image peu rassurante pour le public, qui se traduit directement dans les chiffres de fréquentation : « Les gens ne sont pas rassurés. On nous appelle et demandent si les caravanes sont encore là. »
Le directeur évoque une perte sèche de 15 000 euros entre les billetteries du musée et le restaurant LaMine904, sans oublier les 3 000 euros nécessaires pour nettoyer les lieux.
En réaction, des mesures d’aménagement sont envisagées pour éviter que la scène ne se reproduise : construction de murets, sécurisation des accès… Des coûts supplémentaires, mais aussi une altération esthétique d’un lieu au charme industriel soigneusement préservé.
« Cette situation est insupportable » : le directeur déplore le vide juridique autour de la gestion des installations illégales des gens du voyage
Lassé, Pascal Kusior dénonce un vide juridique : « C’est usant de travailler comme ça ». Il considère que les outils légaux actuels sont inefficaces face à ce type de problématique.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursS’il affirme respecter « chaque mode de vie », il insiste sur le nécessaire équilibre entre droits individuels et respect collectif : « Cette situation est insupportable ».
Une réunion avec les élus locaux est d’ores et déjà prévue pour tenter de débloquer la situation et d’autres arrivées massives de gens du voyage sur le même site.

