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Chaque année, la saison des pèlerinages et le bal de caravanes créent des crispations entre la communauté des gens du voyage et les collectivités. Depuis des semaines, les membres du groupe ont installé leur campement à Saint-Genis-les-Ollières, dans le grand pré de Chapoly, entre le stade et la zone d’activité.
« Le terrain agricole envahi par un long cortège de véhicules des gens du voyage, une habitude pour les riverains de la zone de Chapoly »
Ce n’est pas nouveau. La communauté évangéliste des gens du voyage a d’ores et déjà la mauvaise réputation de s’approprier des terrains sans autorisation depuis plusieurs années.
Très souvent, ces personnes n’hésitent pas à effectuer des « branchements illégaux sur les réseaux d’électricité et d’incendie », tout en ne respectant pas les « conditions sanitaires liées à la gestion des déchets », ce qui entraîne « des dégradations des biens publics et des nuisances. »
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsDepuis cet été, de nombreuses communes font face à « une recrudescence d’installations illicites » au grand dam des élus et des riverains. Saint-Genis-les-Ollières n’est pas en reste.
Depuis le 26 et le 27 juillet dernier, le grand terrain agricole de Chapoly à Saint-Genis-les-Ollières est confronté à une occupation illégale des gens du voyage. Quelque 78 caravanes de la communauté se sont installées sans autorisation sur un terrain privé le long de la rue Georges Kayser.
Pour la commune, c’est malheureusement un « phénomène qui se répète », est-il souligné dans les colonnes du Progrès. Ce sont des groupes appartenant à différentes communautés évangéliques qui viennent investir les lieux au moins « deux fois par an depuis de nombreuses années », peut-on y lire.
Le maire Didier Cretenet refuse de passer par la Préfecture
Le maire Didier Cretenet ne manque d’ailleurs pas de protester contre ces installations illégales des gens du voyage dans sa commune. À maintes reprises, l’élu réclame une décision métropolitaine « pour interdire le stationnement des gens du voyage en dehors des aires d’accueil prévues à cet effet ».
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursRas-le-bol de gérer ces « stationnements sauvages », Didier Cretenet explique ne plus vouloir perdre son temps de solliciter la préfecture « pour une énième procédure d’expulsion ».
« Le même terrain agricole envahi depuis le mois de juin 2025 »
« Début juin 2025, la communauté avait occupé le même terrain agricole », rappelle Le Progrès. Il n’est donc pas étonnant que la mairie préfère directement faire appel à la métropole. Il ne reste plus qu’à espérer que cela fasse l’effet escompté.
Aujourd’hui, les maires des communes voisines du sud des Landes unissent leurs forces pour contrer ce phénomène en hausse et « afficher leur solidarité et leur volonté commune d’agir contre une recrudescence d’installations illicites dans la région ».

