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Depuis le boom post-Covid des voyages autonomes, le camping-car ne fait plus rêver autant qu’avant. Il semble avoir perdu de sa superbe. Une tendance se confirme : de plus en plus de Français revendent leur maison roulante depuis courant 2025. Entre l’inflation, les coûts d’entretien toujours plus élevés et les restrictions de stationnement, ce mode de voyage devient un plaisir de plus en plus difficile à financer et à gérer au quotidien. Résultat : les reventes s’enchaînent.
Une passion qui coûte cher
Avec un prix moyen de 80 000 € pour un modèle neuf, il faut admettre que le camping-car constitue tout de même un investissement lourd. Et l’achat n’est que le début.
Assurance, entretien, pannes imprévues, stockage en hiver, coût du carburant… les frais s’accumulent très vite.
À lireVans aménagés ou camping-cars : chaque véhicule attire des profils de clients bien différentsPour bon nombre de ménages, l’inflation et les taux de crédit élevés rendent difficilement supportable ce mode de loisir. D’après les professionnels, plus de 40 % des reventes sont motivées par ces raisons financières.
Un marché du neuf en déclin
Les chiffres sont parlants : en 2024, les ventes de camping-cars neufs ont chuté de 2,7 %. Le groupe Trigano, leader du secteur, enregistre même une baisse de 18 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre. Le recul touche principalement les modèles intégraux et profilés, encombrants et coûteux à entretenir.
Le bureau d’études Oddo BHF « relie cette chute à un effet de surstock au sein de la distribution, de 260 millions d’euros, ce qui est nettement supérieur à ses attentes logées à 200 millions d’euros », relaie BFM Bourse.
À l’inverse, les ventes de fourgons et vans aménagés progressent. En 2024, +7 % pour les modèles neufs, et +18 % sur le marché de l’occasion. Moins chers à l’achat, plus faciles à stationner, moins gourmands en carburant… Ils répondent mieux aux attentes actuelles : mobilité, sobriété, compacité.
Moins d’usage, plus de contraintes
De nombreux anciens adeptes délaissent leur camping-car faute de l’utiliser régulièrement. Changement de vie, enfants partis, retraite différente des projets initiaux… S’ajoutent à cela les difficultés à stationner (règlementations locales plus strictes, manque d’aires), et le manque de place pour entreposer le véhicule à domicile.
Un bon moment pour revendre
Malgré le contexte, les camping-cars d’occasion récents se revendent bien. Une dépréciation de 5 à 10 % par an permet de récupérer jusqu’à 70 % du prix d’achat. Selon les experts, le printemps et l’été sont des périodes stratégiques pour publier son annonce.
Vers un nouveau modèle de voyage
La vanlife ne s’éteint pas, elle évolue. Le succès grandissant des fourgons aménagés traduit un virage clair vers des véhicules plus compacts, plus économiques et mieux adaptés aux contraintes actuelles.
À lirePrès de Rouen, une aire de camping-car entièrement rénovée séduit les voyageursSi le camping-car traditionnel conserve des adeptes fidèles, ils sont désormais moins nombreux à pouvoir — ou à vouloir — en supporter les frais élevés.

