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En vacances en Italie, vous avez peut-être emprunté l’autoroute en pensant avoir payé votre trajet au péage. Et quelques semaines plus tard, une lettre de la société italienne GERI peut atterrir dans votre boîte aux lettres en France, vous réclamant jusqu’à 3 000 € de frais. Pourquoi ? À cause d’un simple ticket de péage mal compris par de nombreux touristes étrangers.
Le ticket qui coûte cher : « Mancato Pagamento »
Ce piège redoutable commence au moment du passage au péage italien. Lorsque le paiement échoue, notamment par carte, la barrière s’ouvre quand même, pour éviter un embouteillage.
Mais un ticket est imprimé avec la mention « Mancato Pagamento » (paiement non effectué). Beaucoup de conducteurs pensent à tort qu’il s’agit d’un reçu. Ils le jettent sans comprendre qu’ils viennent d’accumuler une dette de péage à régler plus tard.
À lireOccitanie : la région star de l’été 2025, elle continue d’attirer les touristes malgré la chaleur extrêmeCe justificatif est essentiel : il indique que vous devez payer sous 15 jours sur le site d’Autostrade per l’Italia, via un formulaire en ligne ou en vous rendant dans un point de service Punto Blu.
Le cas du paiement en flux libre
Certaines autoroutes italiennes (comme l’A36 près de Milan ou l’A60 à Varèse) utilisent le système « Free Flow », sans barrières. Des caméras scannent votre plaque et calculent automatiquement le montant dû.
Si vous ne payez pas dans les 15 jours, une amende peut s’ajouter, même si vous n’avez reçu aucun ticket lors du passage.
La facture peut très vite s’envoler
Selon le média Focus, certains touristes ont reçu des factures atteignant 3 000 €. Le Centre Européen des Consommateurs confirme ce phénomène, notamment chez les Français.
En effet, en cas de non-paiement dans les délais, les concessionnaires autoroutiers transmettent le dossier à des sociétés de recouvrement comme GERI GESTIONE RISCHI SRL, située à Milan. Celle-ci applique alors des frais supplémentaires et envoie les injonctions à l’étranger.
Vérifiez votre ticket avant de jeter
Avant de quitter le péage, regardez bien la mention sur votre ticket. Si vous voyez « Entrata: NON RILEVATA », cela signifie que le système n’a pas détecté le point d’entrée. Dans ce cas, vous serez facturé au tarif maximal.
À lireDécouvrez cette perle méditerranéenne d’Espagne, plus authentique que Madrid et moins touristique que BarceloneVous pouvez contester ce montant via le site d’Autostrade en remplissant un formulaire d’auto-déclaration dans les 24 heures.
Les ZTL : autre piège courant
Autre source fréquente d’amendes : les ZTL (zones à trafic limité) dans les centres-villes historiques italiens. Un simple panneau blanc avec un cercle rouge signale l’interdiction. Mais sans traduction ni clarté, beaucoup de touristes y entrent sans le savoir.
« La signalisation n’est pas toujours facilement repérable, car installée en hauteur« , confirme le Centre Européen des Consommateurs auprès de TF1. Résultat :100 € d’amende par passage, parfois700 € ou plus, comme l’a vécu un voyageur français… « Entrée et sortie étant décomptées séparément. »
Les agences de location ajoutent parfois 50 € de frais par infraction pour transmettre vos coordonnées aux autorités.
Comment réagir en cas d’amende ?
Si vous recevez une lettre de recouvrement, vérifiez si vous avez effectivement emprunté un péage ou une ZTL. Utilisez les identifiants fournis dans le courrier pour consulter les photos et preuves sur le site indiqué.
À lireTourisme en Espagne : ce changement radical de loi pourrait gâcher vos vacancesSi vous constatez une erreur, vous pouvez contester. Mais ne laissez pas traîner : plus vous attendez, plus les frais augmenteront.

