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Un an après la mise en service du péage en flux libre sur l’A14 puis sur l’A13, la Sanef dresse un premier bilan largement positif. Grâce à ce système innovant sans barrière physique, 94 % des conducteurs règlent leur passage sans attendre de relance, que ce soit via le télépéage ou en ligne.
A13, A14 : 1 an après l’instauration du péage sans barrière, le taux de paiement est élevé
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : entre juin 2024 et fin 2024, les portiques installés entre Paris et la Normandie ont comptabilisé pas moins de 54 millions de passages, correspondant à 3,2 millions de plaques d’immatriculation différentes.
Deux tiers des trajets sont aujourd’hui effectués avec un badge télépéage, et 120 000 usagers ont associé leur plaque d’immatriculation à leur carte bancaire, facilitant un prélèvement automatique.
Ce dispositif a permis un net gain de temps. Selon la Société des Autoroutes du Nord et de l’Est de la France (Sanef), les automobilistes peuvent gagner jusqu’à 30 minutes sur un trajet Paris-Caen les jours de fort trafic.
À lirePéages autoroutiers : les tarifs pourraient encore grimper en 2027 ?L’initiative séduit, comme en témoigne la création d’un million de comptes sur la plateforme dédiée. Le trafic est plus fluide.
En coulisses, les litiges explosent
En outre, « l’autoroute à péage en flux libre permet la réduction des embouteillages et des risques d’accrochage, et plus de tranquillité pour les usagers. Il est aussi plus écologique et économique, grâce à une diminution de la consommation de carburant lié au freinage, estimée à 9,5 millions de litres par an », énumère le site ecologie.gouv.fr.
Mais derrière ce tableau encourageant, le système connaît aussi ses limites. Une minorité, soit 6 % des conducteurs, ne paie pas dans les délais impartis, ce qui génère une série de relances.
Le service client de Sanef doit alors gérer près de 40 000 vérifications chaque jour, selon Clarine Da Silva, responsable du centre de relations clients. Les contestations, les erreurs de lecture de plaques ou les paiements non reconnus sont assez fréquents.
À lireAutoroutes françaises : pourquoi les nouvelles règles font exploser le nombre d’amendes pour les automobilistesLes sociétés de location de véhicules concentrent une part importante des réclamations. En l’absence d’identification immédiate du conducteur, c’est le loueur qui reçoit la relance et doit réattribuer le passage au véritable usager, ce qui crée des frictions. Même chez les particuliers, des oublis ou des lectures erronées de plaque persistent.
Jusqu’à 375 € d’amende
Sanef reste pour le moment tolérante. Bien que les automobilistes aient 72 heures pour payer sans majoration, dans les faits, ce délai est souvent élargi. Toutefois, à terme, les sanctions pourraient se durcir : au-delà de 15 jours, une indemnité de 10 € s’ajoute, puis grimpe à 90 € jusqu’à deux mois, et jusqu’à 375 € d’amende au-delà.
Mais en gros, le système reste prometteur. Il s’inscrit dans une tendance européenne déjà bien rodée au Portugal, et devrait se généraliser en France : la future A69, l’A40 et le réseau ATMB sont concernés.

