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Une nouvelle arnaque au télépéage fait son apparition en France, repérée pour la première fois lors du week-end de l’Ascension 2025. Cette fraude ciblée, qui utilise des messages de phishing imitant les services de péage autoroutier automatique, pourrait piéger des milliers d’automobilistes dans les semaines à venir, surtout avec l’approche des vacances d’été. Voici comment repérer et éviter cette fraude au péage automatique.
Une nouvelle arnaque au télépéage détectée sur l’A13
Ces dernières années, les arnaques visant les automobilistes se multiplient à un rythme de plus en plus inquiétant, à l’ère où l’on prône la dématérialisation de tout, soi-disant au nom de la sécurité.
Escroquerie au billet de 50 € glissé sur le pare-brise, arnaque à la dépanneuse, fausse contravention, procès-verbal falsifié, arnaque à la station-service… Les méthodes se diversifient, mais l’objectif de cette escroquerie numérique reste le même : soutirer de l’argent à des conducteurs souvent pris au dépourvu.
Comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle forme d’arnaque a récemment été repérée sur le territoire français.
À lireLe camping-car Dacia fait beaucoup parler de lui, mais une question persiste : quel modèle pourrait être à la fois élégant et abordable ?En Normandie, les habitués de l’A13, désormais familiers des rappels de paiement envoyés par e-mail par la Sanef pour le péage en flux libre, doivent redoubler de vigilance.
Le service de télépéage Ulys, exploité par le groupe Vinci, est actuellement la cible d’une vaste opération de phishing.
Des messages frauduleux bien ficelés pour tromper
De nombreux automobilistes français, sans forcément emprunter cette route, reçoivent en effet les mêmes notifications, soit par e-mail, soit par SMS, les enjoignant à régler dans les plus brefs délais une somme souvent modique (moins de 10 €) correspondant à une dette de péage quasi inexistante.
D’autres objets de ces mails frauduleux peuvent être incitatif comme « offre spéciale sécurité auto », « kit sécurité gratuit pour la voiture » ou encore alarmiste, du genre « Votre abonnement a été suspendu ».
Les données personnelles, la véritable cible des escrocs : témoignages des victimes
Soyez donc particulièrement attentif si vous recevez une sollicitation de ce type au nom d’Ulys péage, accompagnée d’une échéance pressante, car derrière ces messages se cache une tentative de fraude visant à pousser les destinataires à cliquer sur un lien piégé.
Les personnes piégées sont ensuite incitées à transmettre leurs données personnelles ainsi que leurs informations bancaires. Ces éléments, une fois récoltés, servent aux fraudeurs pour mener d’autres actions malveillantes.
À lireDordogne : Un gérant suspecté de vendre 70 camping-cars sans payer les propriétairesVoici quelques témoignages des victimes de cette arnaque au télépéage, recueillis par France 3.
« J’ai failli me faire avoir« , raconte Evelyne, une retraitée originaire de Rouen. Et d’expliquer : « Nous sommes partis pour le week-end de l’Ascension et comme je suis habituée à recevoir les mails de la Sanef pour l’A13, j’ai à peine regardé qui m’écrivait et j’ai commencé la démarche pour payer… »
Fort heureusement, « J’ai vu au dernier moment que ce n’était pas comme d’habitude, que ce n’était l’environnement habituel du site de la Sanef… Mais j’étais à deux doigts de me faire avoir« , ajoute-t-elle.
« Moi, témoigne de son côté Amandine, une résidente de Rouen, j’ai reçu un SMS qui venait d’un 06 m’intimant de payer. J’ai un boîtier Ulys et il a bugué pendant mon dernier trajet vers le sud-ouest, donc j’ai vraiment failli tomber dans le panneau. Mais quand j’ai vu que c’était un 06, j’ai trouvé ça bizarre et je suis allée me renseigner sur internet. »
Comment se prémunir contre ces fraudes au télépéage ?
Dans une note officielle, le service de télépéage Ulys tient à rassurer ses abonnés en précisant « que les données de clients qui pourraient figurer sur ces e-mails frauduleux ne relèvent pas d’une fuite de données émanant d’Ulys« .
À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-carsPour limiter les risques, Ulys recommande à ses usagers d’adopter quelques réflexes essentiels :
- prêter attention à l’adresse e-mail de l’expéditeur qui ne correspond pas à celle utilisée par Ulys, Bip&Go ou Vinci Autoroutes,
- se méfier d’un objet de message trop aguicheur ou alarmiste,
- et s’assurer de l’authenticité des liens avant de cliquer.
« Nos sites internet sont sécurisés et commencent toujours par https:// et un « cadenas » apparaît juste avant ou après cette adresse », rappelle l’entreprise. Et d’ajouter qu’elle ne demande « jamais de communiquer vos identifiants, mots de passe ou numéro de carte bancaire« .
Cependant, une vigilance particulière s’impose, car la Sanef – avec son système de péage en flux libre – exige bel et bien ces informations.
À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.D’où l’importance de bien identifier l’émetteur du message reçu, afin de distinguer un vrai e-mail de la Sanef d’un faux courrier se faisant passer pour Ulys.

