Occupation illégale d’un stade par une vingtaine de caravanes : un arrêté d’expulsion validé en urgence

Argelès-sur-Mer : des gens du voyage évacués du stade des Conques après un arrêté préfectoral.

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Ce jeudi 10 juillet 2025, une vingtaine de caravanes de gens du voyage se sont installées sans autorisation sur le stade des Conques, entre le centre-ville et le centre-plage d’une station balnéaire des Pyrénées-Orientales. Dès le samedi suivant, la préfecture a réagi en validant un arrêté d’expulsion immédiat, sans passer par le tribunal. La mairie, sollicitée ce week-end, a précisé : « Nous attendons désormais le recours à la force publique ».

Une procédure accélérée devenue possible par le nouveau cadre légal

Ce type d’expulsion rapide est à présent facilité dans les Pyrénées-Orientales. Depuis l’été 2024, le département est — rappelons-le — conforme au schéma départemental d’accueil des gens du voyage, grâce à la création de quatre nouvelles aires provisoires, et à l’agrandissement de celle de Saint-Cyprien. En tout, 700 caravanes peuvent aujourd’hui y élire domicile.

Désormais en règle, le département autorise le préfet à ordonner des expulsions de sites illégalement occupés sans décision de justice préalable, réduisant ainsi les délais d’intervention.

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À Argelès-sur-Mer, une aire provisoire officiellement agréée, située au Camp del Cavall, propose actuellement 200 places. Mais, selon la mairie, seulement une douzaine de caravanes y séjournent, alors que le campement illégal sur le stade en compte une quinzaine.

Une tension qui se répète sur le littoral catalan

Ce n’est pas la première installation sauvage de l’été dans la région. À Toulouges, une quarantaine de caravanes avaient été évacuées en quatre jours. À Barcarès, le maire Alain Ferrand s’est également exprimé après un campement récent dans sa commune :

« Depuis dimanche, un groupe de la communauté des gens du voyage s’est installé illégalement sur un terrain communal sans autorisation », a-t-il dénoncé. L’élu évoque « des troubles à la tranquillité et à l’ordre public » ainsi que des vols d’eau et d’électricité, accompagnés de photos publiées sur ses réseaux sociaux.

Une plainte a été déposée, et une « procédure administrative d’expulsion a été immédiatement demandée à Monsieur le Préfet ». « La municipalité fait tout son possible pour faire respecter l’ordre et garantir la tranquillité de tous », a-t-il déclaré, précisant qu’« un arrêté d’expulsion est en cours de notification », tel que relayé dans actuPerpignan.

Vers des expulsions systématisées et plus rapides

Lorsqu’un simple arrêté préfectoral suffit à enclencher une expulsion, les contrevenants ont toujours la possibilité de contester devant le tribunal administratif. Toutefois, ces recours n’entravent pas les procédures en cours.

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À Argelès comme ailleurs, les aires d’accueil sont disponibles, mais certains groupes de gens du voyage préfèrent s’installer sur des terrains non autorisés.


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