Gens du voyage : un stade communal occupé illégalement par une cinquantaine de caravanes, la préfecture signe un arrêté d’expulsion

Plusieurs actions engagées par la mairie depuis l'arrivée d'un convoi de 50 caravanes. La préfecture a mis en demeure les gens du voyage de quitter le stade Jo Maso.

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À Saint-Laurent-de-la-Salanque, une situation tendue a éclaté dimanche 8 juin 2025 en début de soirée, lorsqu’une cinquantaine de caravanes de la communauté des gens du voyage s’est installée illicitement sur le stade communal Jo Maso. Cette intrusion, survenue en pleine saison sportive, a vivement fait réagir la maire, Laurence de Besombes-Singla.

50 caravanes illégalement installées à Saint-Laurent-de-la-Salanque

Cette installation sans autorisation n’a pas manqué de provoquer la colère de la Ville. Selon les propos de la maire, Laurence de Besombes-Singla, les gens du voyage ont investi un terrain public qui ne leur appartient pas.

« Ils sont sur un terrain de la ville de Saint-Laurent-de-la-Salanque qui ne leur appartient pas et cela constitue une infraction« , avance l’édile.

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Les forces de l’ordre dépêchées sur les lieux pour enregistrer les plaques d’immatriculation des véhicules présents ont fait état d’un « détournement d’eau et d’électricité, preuves photographiques à l’appui.

Face à ces infractions, la maire a déposé plainte dès le lundi matin à la gendarmerie. Elle a aussi demandé l’intervention de la préfecture des Pyrénées-Orientales pour obtenir une expulsion rapide du site occupé illicitement.

Les règles ont changé

Si par le passé, les expulsions étaient presque impossibles en raison d’un manque d’infrastructures d’accueil, la situation juridique a évolué depuis le printemps 2025.

En effet, le département des Pyrénées-Orientales est désormais en conformité avec le schéma national d’accueil des gens du voyage.

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Trois arrêtés préfectoraux, publiés le 21 mai, ont validé la création de cinq aires d’accueil temporaires dans les environs de Perpignan, notamment à Argelès-sur-Mer, Rivesaltes, Saint-Cyprien et Villeneuve-de-la-Raho.

Ce nouveau cadre réglementaire permet à la préfecture d’intervenir plus rapidement en cas de campement illégal. C’est dans ce contexte qu’un arrêté d’expulsion a été signé mardi 10 juin.

« Le terrain gazonné n’est pas utilisable »

La préfecture a mis en demeure les occupants de quitter le stade Jo Maso dans les plus brefs délais. En attendant leur départ, la Ville redoute déjà des dégradations importantes sur la pelouse.

« Quand vous faites rentrer 50 caravanes et autant de voitures sur un terrain gazonné, c’est sûr qu’il y aura des dégâts, regrette Laurence de Besombes-Singla. C’est dommage parce que la saison de foot n’est pas terminée. Et puis, il y a aussi toutes les autres associations qui l’utilisent pour des vide-greniers ou diverses animations… ».

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L’occupation en cours prive temporairement ces usagers de leur espace d’activité. « Aujourd’hui, il n’est pas utilisable et ce n’est pas normal », se désole la maire.

« Nous sommes dans l’attente des suites judiciaires qui seront données à cette situation », ajoute celle qui affirme rester en contact permanent avec les services de l’État.


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