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Les gens du voyage qui squattent un terrain privé avec vue sur mer depuis le 16 mars à La Ciotat, dans une zone d’activité, ont été expulsés des lieux sous escorte des forces de l’ordre le 1er avril 2025. Un soulagement pour le propriétaire : « Ils ne peuvent pas s’installer chez moi en continu ».
Des gens du voyage squattent un terrain privé avec vue sur mer : l’entrepreneur de La Ciotat lance un cri d’alerte
Depuis la mi-mars, un groupe de gens du voyage a pris possession d’un terrain privé situé dans une zone d’activité de La Ciotat, à quelques mètres seulement du littoral.
Face à cette occupation illégale, le propriétaire, Stéphane Brousse, n’a eu de cesse d’alerter les autorités, se sentant abandonné par l’État et les collectivités.
Il aura fallu plus de deux semaines d’attente et de mobilisation pour que les occupants soient finalement évacués, ce 1ᵉʳ avril, sous escorte policière.
Un terrain occupé sans autorisation malgré les protestations du propriétaire
C’est durant le week-end des 15 et 16 mars que les caravanes se sont installées sur ce terrain privé, situé dans la zone Athélia 5.
À lireHausse de la fréquentation sur l’aire de camping-carsCe site, que l’entrepreneur avait acheté en 2021 pour y implanter une entreprise de figurines en porcelaine, représente un investissement de plus de 12 millions d’euros.
Pourtant, malgré ses protestations et ses multiples appels à l’aide, les caravanes s’installent, sans autorisation, provoquant chez lui un sentiment d’abandon : « On m’a laissé seul face à une situation injuste », déclare-t-il.
Soutien des autorités et évacuation sous escorte
Après plusieurs jours d’alerte, la solidarité entre la mairie, la préfecture et les services de police a permis l’expulsion du campement. Le maire de La Ciotat, Alexandre Doriol, se montre ferme :
« Nous avons respecté nos obligations en proposant un terrain d’accueil aux gens du voyage. Mais cela ne leur donne pas le droit d’occuper impunément des terrains privés. » Il précise avoir sollicité le ministère de l’Intérieur pour faire avancer le dossier.
« Ils ont promis de revenir » : un risque de réinstallation toujours présent
Si les caravanes ont quitté les lieux ce 1er avril à 18h, le propriétaire reste inquiet : « Ils nous ont clairement dit qu’ils reviendraient. Alors dès le soir même, j’ai fait poser des barricades », affirme-t-il.
À lireUn jeune dentiste transforme son camping-car en cabinet dentaire itinérant pour aider les personnes dans le besoin.La municipalité a aussi pris des mesures de sécurité : des patrouilles de la police municipale effectuent désormais des rondes régulières pour prévenir toute nouvelle intrusion.
Une réforme législative attendue
Une proposition de loi sur le droit des gens du voyage doit être examinée à l’Assemblée nationale. Elle pourrait, selon Stéphane Brousse, clarifier les responsabilités et mieux protéger les propriétaires victimes d’occupations illégales.
Pour lui, ce texte est porteur d’espoir : « J’espère ne plus jamais avoir à revivre cela. Je veux simplement pouvoir faire grandir mon entreprise sereinement. »

